Suez mise sur le traitement des polluants atmosphériques

Le 12 septembre 2019 par Stéphanie Senet
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Installée à Poissy, cette colonne absorbe le dioxyde d'azote et les particules fines
Installée à Poissy, cette colonne absorbe le dioxyde d'azote et les particules fines

Spécialiste du traitement de l’eau et des déchets, le groupe Suez développe de nouvelles activités autour de la captation du CO2 dans les installations industrielles et des polluants atmosphériques urbains.

Il pourrait bientôt changer de nom. «Le puits de carbone», conçu initialement pour capter les rejets de CO2 d’une installation industrielle, qui a été testé sur la station d’épuration de Colombes et l’incinérateur de Créteil, s’est ouvert à de nouvelles applications. Cette grande colonne remplie de micro-algues fournies par la start-up Fermentalg absorbe aussi les polluants atmosphériques: dioxyde d’azote et particules fines. «Après avoir testé le dispositif à la station de métro parisienne Alésia, nous l’avons implanté à la gare de Poissy», explique Jérôme Arnandis, directeur du pôle Air de Suez France.

 

97% de NO2 en moins

De 1 à 3 fois par semaine, selon l’état de la pollution captée, la colonne est purgée à 90% de ses algues qui sont envoyées en station d’épuration. Avec une efficacité de traitement prouvée par une étude de l’Ineris en laboratoire : «97% de NO2 est immédiatement éliminé dans la colonne dans le cas d’un épisode de pollution de type européen et environ 66% des particules PM10. Soit l’équivalent des émissions de 150 voitures citadines en Ile-de-France», affirme Jérôme Arnandis. Le dispositif, dont le coût est évalué à 100.000 euros avec un an d’exploitation, reste toutefois limité par sa taille: 4 mètres de haut et 1,4 m de diamètre. Une taille minime par rapport à l’état de la pollution atmosphérique dans de nombreuses métropoles française, qui vaut d’ailleurs à la France d’être poursuivie par un contentieux européen.

 

petite échelle

Le groupe Suez entend toutefois «changer d’échelle et industrialiser la fabrication de dispositifs de captation, qui pourraient être installés dans des tunnels à forte circulation ou des cours d’école», selon le directeur de son pôle Air. Une nouvelle application sera installée à Versailles d’ici à la fin de l’année et deux autres dans la vallée de Chamonix (captation de polluants atmosphériques et de CO2 industriel) en 2020.

 

 

 

 

 

 



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