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Suez développe son expertise sur les odeurs

Le 23 février 2006 par Claire Avignon
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Au sein de son centre de recherches Cirsee, Suez environnement a créé un laboratoire olfactif capable de répondre aux problèmes d’odeurs des installations du groupe. Un moyen pour le groupe de mieux faire accepter ses installations par les riverains.

Cela fait 20 ans que Suez environnement travaille sur la problématique de l'odeur de l'eau potable, qui a un rôle déterminant pour son goût, avec pour objectif la satisfaction du client. Aujourd'hui, le groupe spécialiste des services liés à l'eau et aux déchets a décidé de s'attaquer aux nuisances olfactives de ses stations d'épuration et de ses centres de traitement des déchets. «Nous y consacrons un effort important depuis 2 ans, précise Diane d'Arras, directrice métiers et recherche pour Suez environnement. Cette politique est récente, car il faut de la maturité pour tenir compte des riverains autant que des clients.» D'autre part, les stations d'épuration et les centres de stockage des déchets utilisent des technologies plus productrices d'odeurs qu'auparavant, à l'instar du séchage des boues de station d'épuration. Autre exemple: les techniques anaérobies se développent du fait qu'elles sont moins consommatrices d'énergie que les techniques aérobies. En contrepartie, elles émettent davantage d'odeurs. «On est également rattrapé par l'urbanisation», termine Diane d'Arras.

Pour répondre aux plaintes des riverains qui auraient pu dans certains cas aboutir à la fermeture du site, Suez a conçu Nose. Ce programme lie une approche technique de mesure et de modélisation des odeurs, à une approche humaine qui permet de prendre en compte la manière dont l'empreinte olfactive est perçue. Pour cela, des jurys de riverains sont créés autour des installations sensibles, mais aussi au moment de la construction de nouvelles stations d'épuration. «Sur les 3.000 installations de Suez en France, environ 30 à 40 jurys de riverains ont déjà été formés», indique Pascal Dauthuille, responsable du pôle d'effluents organiques du Cirsee (1) qui précise que ce concept est en pleine croissance. Chaque membre du jury doit remplir un questionnaire quotidien sur les différents types d'odeurs perçues (rance, pourri, etc.) et sur leur intensité. Ensuite, les résultats sont confrontés à ceux des modèles des émissions. Lorsqu'un pic de nuisances a lieu, le fait de connaître précisément l'arôme permet un traitement plus efficace. «Par exemple, si une odeur d'oeuf pourri est détectée, il s'agit en général d'un problème de fermentation qui peut être résolu par une injection d'oxygène», continue Pascal Dauthuille.

Ces jurys permettent de mieux comprendre les odeurs et donc de les traiter, mais aussi d'améliorer la communication avec les riverains, comme l'explique Marie-Laurence Lobin, maire de Villeneuve-sur-Verberie (Oise) qui accueille un centre de stockage de déchets ultimes de Sita: «En août 2001, nous avons eu un épisode particulièrement important de nuisances olfactives. Cela s'ajoutait à d'anciens épisodes qui apparaissaient régulièrement. Les riverains étaient en colère. Mais après 2001, Sita a réagi, et le fait de créer un jury de riverains dans les prochaines semaines y fait beaucoup.» Une note positive qui ne fait pas oublier à la maire toutes les autres nuisances liées à la présence d'une décharge, qu'il s'agisse de la présence importante d'animaux (oiseaux, rats, etc.), ou du transport.



(1) Centre international de recherche sur l'eau et l'environnement




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