Sucres ajoutés: des menstruations plus précoces?

Le 02 février 2015 par Romain Loury
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Diabète, obésité...
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Les boissons sucrées pourraient favoriser la survenue précoce des menstruations chez les jeunes filles, suggère une étude américaine publiée dans la revue Human Reproduction. En cause, l’effet hormonal des sucres ajoutés.

Menée sur 5.583 jeunes filles âgées de 9 à 14 ans, l’étude conduite par l’équipe de Karen Michels, de la Harvard School of Public Health de Boston (Massachusetts), révèle que celles consommant plus de 1,5 boisson sucrée par jour connaissent leurs premières règles 2,7 mois plus tôt, par rapport à celles en buvant moins de deux par semaine.

Si l’effet est modeste, il subsiste après prise en compte de l’indice de masse corporelle (IMC), lui-même lié à l’âge des premières règles. Comprendre: les boissons sucrées favorisent certes le surpoids, mais cela ne suffit pas à expliquer la précocité des menstruations.

Selon les chercheurs, les sucres ajoutés agiraient sur le taux d’insuline, qui lui-même influe sur la sécrétion d’hormones sexuelles. A l’appui de cette idée, d’autres travaux ont montré que les jeunes filles atteintes d’un diabète de type 1, dont ayant un déficit en insuline, avaient des menstruations souvent plus tardives.

Une stabilisation à la fin du XXème siècle

Si l’effet des boissons sucrées sur l’obésité et le diabète n’est plus à démontrer, faut-il craindre un nouvel effet néfaste sur la santé publique? Pas forcément: selon l’lnstitut national d’études démographiques (Ined), l’âge des premières menstruations s’est stabilisé vers la fin des années 1980 et 1990, dans les pays industrialisés.

«Sans doute proche de 16 ans vers 1750, il est descendu à près de 15 ans vers 1850 puis 13 ans en 1950. En 1994 [date de la dernière grande étude à ce sujet en France], les premières règles arrivent, en moyenne, à l’âge de 12,6 ans», rappelle l’Ined, qui impute cette baisse à l’amélioration de l’alimentation.

Quant au développement mammaire, signe inaugural de la puberté, de nombreux chercheurs s’accordent à dire qu’il survient plus précocement chez les jeunes filles. Parmi les hypothèses les plus fréquentes, celle des perturbateurs endocriniens, qui à l’inverse retarderaient la puberté chez les garçons.



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