Succès des fonds socialement responsables

Le 26 juillet 2005 par Charlotte Monégier
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Une enquête réalisée par Novethic révèle que les encours Investissement socialement responsable ont progressé de 76% en 2004, atteignant la somme de 6,9 milliards d'euros investis.

La seconde édition de l'enquête annuelle de Novethic, centre de ressources, d'information et d'expertise sur l'investissement socialement responsable (ISR) et la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, montre que le total des encours ISR a progressé de 76% en un an, atteignant fin 2004 la somme de 6,9 milliards d'euros. L'ISR consiste à gérer des fonds en intégrant des critères de nature sociale et environnementale aux facteurs financiers, plus classiques. Pour cela, les gestionnaires de fonds utilisent les services de sociétés d'analyse spécialisées. En 2004, 57% des encours ISR ont été souscrits par une clientèle d'investisseurs institutionnels, environ 40% par les particuliers, via la distribution par les réseaux bancaires, et le reste, sous forme d'épargne salariale. La collecte auprès des particuliers a ainsi progressé de 25% en un an. Mais les institutionnels (caisses de retraites, compagnies d'assurance, organisations religieuses, associations ou fondations) ont davantage multiplié ce type d'investissements, avec une progression de 138%.

Cette croissance pourrait être attribuée à l'effet d'entraînement de l'appel d'offre du Fonds de réserve des retraites (FRR), d'un montant de 600 millions d'euros, lancé en juin, mais dont on parlait depuis longtemps. «Par ailleurs, l'analyse extra-financière de l'ISR apporte un facteur supplémentaire de réduction du risque», explique-t-on chez Integral development asset management (Ideam), qui vient de voir ses encours ISR dépasser le milliard d'euros. Elle met ainsi en évidence les dangers insuffisamment identifiés par l'analyse financière traditionnelle, ce qui rassure les investisseurs. Ils choisissent de se placer au-delà d'un horizon de court terme pour saisir la réalité de l'entreprise dans toute sa complexité et détecter une éventuelle détérioration de l'image de l'entreprise, un manquement à la gouvernance ou encore des risques environnementaux.

L'offre ISR est différente selon le type de clientèle. Les institutionnels, par exemple, privilégient, pour 88% d'entre eux, les «fonds de développement durable». Les «approches d'exclusion» sont aussi appréciées: elles interviennent dans les trois quarts des cas. Elles conduisent à écarter certaines entreprises. Parmi les critères retenus, la violation des droits de l'homme arrive en tête, vient ensuite le secteur de l'armement. Les particuliers, quant à eux, investissent plus facilement dans les «fonds de partage»: ils acceptent alors de reverser tout ou partie des revenus auxquels ils pourraient normalement prétendre à un organisme humanitaire (ou une association à but humanitaire) associé à l'Organisme de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) auquel ils ont souscrit. Enfin, les congrégations religieuses préfèrent les «fonds éthiques», qui s'attachent à l'aspect social des entreprises dans lesquelles elles investissent les fonds recueillis auprès des souscripteurs. Cet objectif éthique couvre un large champ: la création d'emplois, le respect de l'environnement, la fourniture de logements aux plus démunis, ou encore des projets de développement dans le tiers monde.


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