Submersion: la Charente-Maritime publie son atlas des risques

Le 09 novembre 2017 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Les littoraux charentais et vendéen ont été les plus touchés par la tempête Xynthia, en février et mars 2010
Les littoraux charentais et vendéen ont été les plus touchés par la tempête Xynthia, en février et mars 2010

Pour la première fois en France, un syndicat mixte lance la réalisation de deux atlas, sur le trait de côte et la submersion marine, afin de créer un système d’alerte opérationnel au niveau local.

 

«Je me suis rendu compte que toutes les études existantes sur le risque de submersion n’étaient basées que sur la tempête Xynthia, alors qu’en Charente-Maritime, 6 tempêtes ont causé une submersion importante depuis 1900», explique Jean-François Breilh, à l’initiative du projet ‘Survey 17’ à l’Union des marais de Charente-Maritime (Unima), qui regroupe plus de 250 collectivités. Conçu en trois temps, ce projet vise tout d’abord à cartographier les surcotes côté mer, le long des 470 kilomètres des côtes, îles comprises (publication fin 2018), puis à cartographier les risques de submersion dans les terres en comparant le niveau d’eau et le trait de côte (fin 2019).

 

48 tempêtes théoriques

Comme il n’existait pas de modélisation opérationnelle du risque de submersion, l’Unima l’a inventée, en s’appuyant sur de grosses puissances de calcul. «Nous avons réalisé des simulations théoriques basées sur la vitesse et la direction du vent, la pression atmosphérique, la taille et la direction des vagues, et des coefficients de marées hautes et très hautes (de 80 à 120) à partir des données enregistrées lors des 6 tempêtes qui ont frappé le département depuis le début du siècle», explique Jean-François Breilh, doctorant en océanographie côtière. Résultat: 48 tempêtes théoriques ont été modélisées et seront affinées en fonction des mesures prises pendant les trois ans du projet.

 

Un système d’alerte opérationnel

Au final, l’objectif est de protéger la population des risques de submersion en mettant au point un système d’alerte opérationnel. «C’est le troisième volet de Survey 17, basé sur les prévisions météorologiques classiques et sur nos modélisations du risque de submersion. Il sera à la disposition des pouvoirs publics pour la gestion des crises, et leur permettra par exemple de positionner avec précision les moyens de secours», observe Jean-François Breilh.

 

Mesures à suivre sur le terrain

D’un coût de 700.000 euros pour trois ans, ce projet est cofinancé par l’Unima, maître d’ouvrage (à hauteur de 20%), le conseil départemental de Charente-Maritime (30%), l’Etat (20%) et les établissements publics de coopération intercommunale (ICPI, 30%). Il est mené en collaboration avec le laboratoire LIENSs (Littoral, environnement et sociétés) du CNRS[1], en charge des mesures à réaliser sur le terrain pour affiner les modèles conçus par l’Unima.



[1] Centre national de la recherche scientifique

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus