Stress test nucléaire: le cahier des charges de l’ASN

Le 09 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email


 

Alors que les Suisses viennent de livrer les résultats de leur étude de sûreté post Fukushima [JDLE], les Français viennent tout de juste de définir le cahier des charges de l’audit général du nucléaire hexagonal.
 
Ce lundi 9 mai, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a présenté les conditions dans lesquelles se dérouleront les évaluations de 42 tranches en service jugées prioritaires, de l’EPR en cours de construction à Flamanville, de 5 installations nucléaires de base du CEA et de 16 usines du cycle de combustible, gérées par Areva.
 
«Conformément au principe de responsabilisation de l’exploitant, qui est le fondement de la sûreté au plan international, les évaluations complémentaires de sûreté donneront lieu, dans un premier temps et pour chaque installation concernée, à l’établissement d’un rapport répondant à un cahier des charges défini par l’ASN», a expliqué son président, André-Claude Lacoste.
 
Comme annoncé par le Premier ministre, le 19 avril dernier, ledit rapport devra porter sur les effets de phénomènes naturels extrêmes (séisme, inondation et leur cumul) sur chaque installation, ainsi que sur la perte d’une ou de plusieurs fonctions vitales de sûreté: refroidissement, alimentation électrique.
 
Les exploitants devront aussi évaluer les dispositions prises en compte dans le dimensionnement de l’installation (ouvrage de protection, redondance des systèmes d’alimentation électrique ou d’eau) et sa robustesse pour le cas où les événements seraient plus sévères que prévu.
Les industriels devront aussi proposer des modifications susceptibles d’améliorer le niveau de sûreté de leurs installations.
 
Les rapports devront être rendus à l’ASN d’ici le 15 septembre prochain. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) disposera alors de deux mois pour les analyser.
 
Il s'agit d'un travail très important dans un délai très court, a souligné Jean-François Niel, directeur général de l'ASN, précisant que, compte tenu des délais, ces premiers rapports devraient être établis en se basant essentiellement sur les études existantes et sur le jugement de l'ingénieur.
 
Les exploitants des installations jugées non prioritaires (Superphénix, les centrales UNGG d’EDF, Iter, des sites expérimentaux du CEA, les centres de stockage de l’Andra) disposeront d’un an supplémentaire pour livrer leur évaluation de sûreté.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus