Stratégie du développement durable: le point de vue de la Commission

Le 27 mars 2007 par Agnès Ginestet
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Le 21 mars, Michel Servoz, directeur au secrétariat général de la Commission européenne, était l’invité du ministère chargé de l’environnement. L’occasion de faire un point sur la stratégie de l’Union européenne en faveur du développement durable.

Tous les Etats membres disposent désormais d'une stratégie de développement durable, mais selon Michel Servoz, elles n'intègrent pas assez l'interdépendance avec les autres pays. «Une stratégie globale ne fonctionne que par l'addition des stratégies nationales, comme dans une équipe de football», a-t-il indiqué.

La stratégie européenne en faveur du développement durable a été lancée en 2001 lors du sommet de Göteborg (Suède), et révisée en juin 2006. Selon la Commission, il s'agit d'une «stratégie à long terme qui vise à concilier les politiques ayant pour objet un développement durable du point de vue environnemental, économique et social, afin d'améliorer de façon durable le bien-être et les conditions de vie des générations présentes et à venir».

Analysant la première phase d'application de la stratégie, Michel Servoz estime qu'il y a eu une amélioration sensible sur le plan de la cohérence des politiques et de l'intégration de l'environnement dans les politiques. «Certains objectifs sont restés des aspirations et ne sont pas devenus réalité», note-t-il cependant, en particulier dans les domaines du changement climatique et de la biodiversité, deux des thématiques les plus préoccupantes en matière d'environnement.

L'homme émet en effet des réserves sur la stratégie initiale. «De manière générale, elle contenait beaucoup trop d'objectifs et des objectifs beaucoup trop flous», a-t-il confié. Dans le cadre de la révision, la Commission a donc souhaité abandonner les objectifs insuffisamment précis et définir un cadre d'action plus resserré. «Mais à nouveau en 2006, on s'est retrouvé avec trop de priorités et un cadre trop large», a indiqué Michel Servoz, ajoutant qu'«une stratégie ne fonctionne bien que si elle contient quelques priorités clés qui entraînent tout le reste».

Pour Christian Brodhag, délégué interministériel au développement durable, les nombreux objectifs ne sont pas un problème, au contraire, car chaque acteur peut choisir les lignes directrices qu'il souhaite voir développées. En France, les agendas 21 locaux qui font partie de la stratégie nationale du développement durable (SNDD) couvrent, selon lui, les 7 objectifs fixés par la stratégie européenne. Saluant le rôle important joué par le conseil national du développement durable, il constate toutefois le retard que la France a pris en matière d'évaluation des politiques publiques.

Mais une fois n'est pas coutume, un représentant de la Commission européenne a complimenté la France. Même s'il préfère parler de «partenariat» entre la Commission et les 27 Etats membres et non de rapport de maître à élève, Michel Servoz, a ainsi déclaré: «la France fait partie des très bons élèves européens en ce qui concerne le développement durable».

Tous les deux ans, le Conseil européen fera le point sur l'avancée des stratégies de développement durable aux échelles communautaire et nationales, en se basant sur un rapport de la Commission. «Il faudra que les chefs d'Etat sélectionnent un ou deux domaines sur lesquels progresser», précise toutefois Michel Servoz. Le premier Conseil, qui aura lieu en décembre prochain, pourrait traiter du changement climatique et des énergies propres, deux sujets bien ancrés dans l'actualité.




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