Stocamine: les premiers fûts vont refaire surface

Le 16 octobre 2014 par Stéphanie Senet
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Seules 8.000 des 44.000 tonnes de déchets industriels toxiques seraient remontées
Seules 8.000 des 44.000 tonnes de déchets industriels toxiques seraient remontées

Sur le site de Stocamine à Wittelsheim (Haut-Rhin), les premiers fûts de déchets mercuriels et arséniés sont prêts à être remontés à la surface pour être envoyés en Allemagne, où ils seront stockés dans la mine de sel de Sondershausen, dans le Land de Thuringe.

Parmi les 5 scénarios proposés par le liquidateur Alain Rollet, c’est donc le second qui a été retenu par les services du ministère de l’écologie, «alors que la concertation publique s’était clairement conclue, en février 2014, par le choix du scénario n°5 par la population, soit le retrait total des déchets industriels toxiques», précise au JDLE Yann Flory, porte-parole du collectif Destocamine.

Le scénario n°2 prévoit au contraire le retrait prioritaire de la majeure partie des déchets contenant de l’arsenic et du mercure. Ces 8.000 tonnes représentent à peine 20% des 44.000 t de déchets enfouis en 1999[1], à 650 mètres de profondeur, dans les galeries des anciennes mines de potasse, où un incendie s’est déclaré en 2002.

Pour Yann Flory, les 80% de déchets restants s’avèrent tout aussi dangereux que les autres pour la nappe phréatique alsacienne, la plus importante d’Europe. On y trouve notamment des déchets amiantés, qui n’ont jamais été contrôlés, des déchets phytosanitaires, et des terres polluées.

Pour l’heure, 20 conteneurs de 3 fûts chacun sont prêts à être remontés à la surface. Soit la première étape d’un très long processus. Au rythme de 20 t par semaine, il faudrait 8 ans au moins pour déstocker l’essentiel des déchets mercuriels et arséniés. Un doublement des équipes est envisagé.

Selon le dossier de concertation, le coût du scénario n°2 s’élève à 99 M€ dont 19 M€ pour le déstockage, 39 M€ pour le fonctionnement et l’entretien des installations souterraines et 41 M€ pour le confinement.

 



[1] Ils sont composés de près de 24.000 tonnes de classe 1 (résidus d'incinération, déchets amiantés) et de 20.000 t de classe 0 (terres polluées, déchets chromiques, arséniés, phytosanitaires, mercuriels)

 



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