Stéphane Le Foll relance l’Initiative 4 pour 1000

Le 21 octobre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Il y a un an, Stéphane Le Foll signait l'acte de naissance de l'Initiative 4 pour 1000.
Il y a un an, Stéphane Le Foll signait l'acte de naissance de l'Initiative 4 pour 1000.
©Xavier Remongin/Min.agri.fr

Un an après son lancement, le ministre français de l’agriculture a présenté la structure du consortium qui sera chargé de diffuser des bonnes pratiques agricoles, pour le climat et la sécurité alimentaire.

C’était l’une des principales annonces françaises de la COP 21. Ce sera de même pour la COP 22. Portée l’an dernier sur les fonts baptismaux par le ministre français de l’agriculture, l’Initiative 4 pour 1000 vise à généraliser les pratiques agro-forestières permettant de stocker le maximum de carbone possible dans les sols. De quoi réduire la concentration de CO2 de l’atmosphère tout en donnant un regain de productivité aux sols. Ou comment lutter contre le changement climatique tout en renforçant la sécurité alimentaire.

Structuration du consortium

En décembre 2015, les services de Stéphane Le Foll avaient présenté le principe et ouvert ce partenariat international à la signature[1]. Aujourd’hui, le porte-parole du gouvernement se veut plus précis. Après une première vague de signatures de la charte, place à la structuration d’un consortium.

Grille de lecture

Celui-ci sera composé d’un secrétariat exécutif, basé à Montpellier et récemment confié à Paul Luu, ex-‘ambassadeur’ de France auprès du CGIAR[2]. A ses côtés, un conseil scientifique et technique, composé de 14 experts dont la nomination devra être annoncée, le 17 novembre, lors de la COP 22 à Marrakech. Cet aréopage sera notamment chargé d’élaborer un ‘référentiel’. Cette grille de lecture doit notamment permettre aux investisseurs (AFD, Banque mondiale, Fonds vert pour le climat) de vérifier que les projets qui leur seront soumis, dès l’an prochain, produiront bien le double dividende (climat et sol) escompté.

L’érosion des sols déplace 1,3 milliard de tonnes de carbone par an (l’équivalent de 4,7 Mdt CO2). Selon les scientifiques, de 20 à 50% de ce carbone est renvoyé à l’atmosphère, renforçant ainsi l’effet de serre.

Mais Stéphane Le Foll voit plus loin. L’idéal du ministre est de pérenniser l’initiative: «Si elle reste une initiative française, elle ne durera pas», confirme Pierre Marie, conseiller du ministre en charge des questions internationales. D’autant que tout le monde n’adhère pas encore aux principes de l’Initiative. L’Argentine, par exemple, est réticente: craignant que ses principes ne contredisent ceux de l’agriculture latifundiste. A terme, l’Initiative pourrait produire des cartes régionales présentant le potentiel de stockage de carbone de chaque type de sol. «Il pourra aussi aider les gouvernements à amender leur politique agricole de sorte qu’ils puissent enfin faire cohabiter durablement élevage, barrière verte et polyculture», s’enthousiasme le ministre français.



[1] Aujourd’hui, la charte a été signée par 30 Etats, 8 organisations internationales, 27 instituts de recherche, 26 organisations professionnelles, 48 ONG et 27 associations d’entreprises.

[2] Partenariat mondial de recherche agricole.

 



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