Statoil retarde à nouveau son projet de stockage du carbone

Le 03 mai 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Initiateur de la première opération de capture et de stockage géologique du gaz carbonique (CSC), Statoil traîne des pieds pour réduire son empreinte carbone. En fin de semaine dernière, le ministre norvégien du pétrole et de l’énergie a affirmé que le nouveau projet de CSC du pétrogazier national, dont la première phase devait démarrer cette année, était retardé de 4 ans. « Je ne crois pas qu’il soit possible de prendre une décision sur cet investissement avant 2014 », a indiqué Terje Riis-Johansen.

 

Brutale, cette décision semble être le résultat logique du bras de fer auquel se livrent le gouvernement norvégien et la compagnie publique. Depuis plusieurs années, Statoil prévoit de capter et d’injecter dans le sous-sol marin le CO2 qui sera émis par la tour de cracking de la raffinerie de Mongstad et par la centrale à cogénération qui doit être construite à proximité. Au total, les deux installations doivent émettre 2 millions de tonnes de gaz carbonique chaque année. Soit environ 5 % du gaz carbonique émis par le royaume. Mais le géant norvégien n’entend pas payer seul l’addition du coûteux système de capture, de compression, de transport et d’injection du dioxyde de carbone. D’où d’incessantes tractations avec le ministère du pétrole et de l’énergie. Pour sa défense, Statoil indique que les systèmes de capture post-combustion (utilisant des amines) ne sont pas encore très économiques. Oslo rappelle que le gouvernement peut prendre en charge une partie de l’investissement, après accord du Parlement. Mais ce dernier veut connaître les technologies qu’entend employer Statoil avant de lui signer un chèque. Or, Statoil hésite encore sur le type de solvant qu’il compte utiliser pour capter le CO2 industriel.

 

Le groupe pétrogazier n’est pourtant pas un novice en la matière. Depuis 1996, il capte et renvoie dans le sous-sol marin le CO2 produit par sa plate-forme gazière de Sleipner. En 2008, il a mis en service, non sans difficulté, une installation comparable sur le train de liquéfaction de Snovhit. Statoil participe également à l’opération de capture-stockage du gisement gazier algérien d’In Salah.



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