Stationnement: les 2-roues motorisés passent à la caisse pour la 1ère fois

Le 03 avril 2018 par Marine Jobert
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Les 2-roues au parcmètre.
Les 2-roues au parcmètre.

Scooters et motos devront passer au parcmètre pour stationner leur monture à Vincennes et Charenton-le-Pont. Une première, qui pourrait faire des émules, à l’heure où les pouvoirs publics interrogent l’occupation de l’espace public.

Après Tokyo et San Francisco, Vincennes et Charenton-le-Pont ouvrent la voie au stationnement tarifé pour les 2-roues. Une première en France, rendue possible par la décentralisation de la gestion du stationnement, confiée aux mairies depuis le 1er janvier 2018. «Ce n'est pas une mesure anti-deux-roues», insiste la maire de Vincennes, Charlotte Libert-Albanel (UDI). «Cette décision [répond] aux demandes des administrés (…) pour  mieux maîtriser le stationnement des deux roues qui depuis trop d’années empiètent sur les espaces réservés aux piétons», fait valoir la mairie de Charenton-le-Pont (LR). Les édiles ont divisé par trois les tarifs applicables aux 4-roues, ce qui donne l’heure de stationnement entre 0,40 et 0,66 €, selon la zone, précise un dépliant municipal de Charenton. Quant au forfait de post stationnement, il est fixé à 6 € en cas de paiement immédiat (contre 17 € pour les voitures).

Les motards pas contents

Cette première a déjà suscité l’ire de la fédération française des motards en colère, qui a manifesté par deux fois déjà à Vincennes et appelle désormais au boycott des commerces des deux villes. «Nous adoptons un mode de transports qui fluidifie, fait valoir Jean-Marc Belotti, coordinateur de l’antenne parisienne de la FFCM, cité par 20 Minutes. Et si il y a de plus en plus de deux-roues, c’est aussi parce que c’est plus pratique pour circuler et se garer.»

Paris n’embrayera pas

Paris assure ne pas vouloir emboîter le pas à ses deux voisines. La capitale se débat déjà avec la question de l’occupation de l’espace public par les vélos en ‘free-floating’ qui ont fleuri depuis quelques mois sur ses trottoirs. Un débat qui n’avait pas effleuré les édiles lors du déploiement de CityScoot, ironisent aujourd’hui des associations de cyclistes. Cette première pourrait faire des émules. Strasbourg, par la voix de son adjoint en charge des mobilités alternatives, dit observer «avec intérêt» la décision des deux communes franciliennes, rapporte Le Parisien.



Sites du groupe
Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus