Stabilité des financements Climat français

Le 08 décembre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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2 milliards de financements Climat français sont consacrés au nucléaire.
2 milliards de financements Climat français sont consacrés au nucléaire.
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Hors adaptation, la France consacre en moyenne 32 milliards d’euros à la lutte contre le réchauffement climatique. Un chiffre insuffisant, mais stable depuis 2013.

Difficile exercice auquel se livrent les experts de l’Institut pour l’économie du carbone (I4CE): évaluer les financements Climat français. Pour la troisième année consécutive, le think tank créé par la Caisse des dépôts et l’Agence française pour le développement (AFD) se risquent à l’exercice.

2 milliards pour le nucléaire

Dans la note qu’il a publiée mercredi 7 décembre, l’I4CE estime à 32 milliards d’euros l’argent consacré chaque année à l’atténuation. Le chiffre n’a pas évalué entre 2013 et 2015. Tous ces milliards, pour quoi faire? Près de 13 Md€ sont consacrés aux travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique (du bâtiment, notamment); 10,6 Md€ aux infrastructures durables; 6,5 Md€ au développement des énergies renouvelables; 100 M€ à la réduction des émissions directes de gaz à effet de serre. Enfin, 2,1 Md€ vont au… parc nucléaire d’EDF.

Les ménages: gros investisseurs

Qui sont les porteurs de projet? Etonnamment, les ménages et les entreprises sont les plus gros investisseurs: plus de 9,5 Md€ chacun. Les gestionnaires d’infrastructures (la SNCF, par exemple) viennent derrière avec 7,4 Md€ investis. Collectivités et bailleurs sociaux ne se départagent pas: 2,8 Md€ par an dans les deux cas. L’Etat, enfin, ferme la marche, avec moins de 1 Md€ investi directement dans la lutte contre le changement climatique par an.

Plus d’argent privé

Quelle évolution? Globalement stables, ces investissements connaissent néanmoins quelques évolutions sectorielles. On constate, depuis 2012, une progression régulière des montants (+28%) consacrés à la rénovation des logements. A contrario, les investissements dans les infrastructures ferroviaires ont chuté de 18% entre 2013 et 2015.

Ces montants sont-ils compatibles avec nos engagements internationaux ou européens? Ce n’est pas l’avis de Jean-Paul Chanteguet, le président de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale. «Si nous voulons respecter les objectifs fixés par la stratégie nationale bas carbone, explique le député de l’Indre, il faudrait au moins porter de 24 à 38 Md€ le montant annuel des investissements privés.»



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