Sraddet : la région Auvergne-Rhône-Alpes rate le coche

Le 13 septembre 2019 par Stéphanie Senet
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Le conseil régional doit se fixer un objectif de réduction de sa consommation d'espaces naturels
Le conseil régional doit se fixer un objectif de réduction de sa consommation d'espaces naturels

Poursuivant son examen des schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet), l’Autorité environnementale tacle le projet de la région Auvergne-Rhône-Alpes dans un avis publié le 4 septembre.

L’Auvergne-Rhône-Alpes ne fait pas mieux que les Hauts-de-France. Son Sraddet est globalement jugé «peu prescriptif» et «peu susceptible d’apporter de réelles avancées environnementales». Dans son avis, l’Autorité environnementale recommande de comparer les objectifs du Sraddet à ceux des programmes nationaux établis dans le domaine de l’air, de l’énergie et du climat. Afin de ne pas oublier la trajectoire nationale.

 

Lutte prioritaire contre l’artificialisation des sols

Il est intéressant de noter qu’elle préconise aussi d’ajouter un objectif chiffré de réduction de consommation d’espace, à horizon 2030 ou 2050, et de supprimer la règle favorisant la préservation du foncier pour les projets stratégiques du fait d’impacts environnementaux potentiellement majeurs. Cohérence oblige. D’ailleurs, elle ajoute qu’un objectif de réutilisation des friches serait fort à propos.

 

Prévention et gestion encadrée des déchets

Deuxième priorité de l’Autorité environnementale: préciser les mesures du plan régional de prévention et de gestion des déchets (inclus dans le Sraddet). Avec des objectifs précis et un suivi de leurs avancées basé sur des indicateurs, une personne responsable, une année de référence et une fréquence déterminée.

 

Plus d’ambitions en Nouvelle-Aquitaine

Toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne. La Nouvelle-Aquitaine a ainsi réalisé un Sraddet témoignant d’un «travail conséquent et d’une concertation active», selon l’Autorité environnementale, qui salue la présence d’un grand nombre d’objectifs et d’orientations clairs. Seul bémol : l’absence de règles territorialisées et prescriptives pour les mettre en musique, en particulier pour réduire sa consommation d’espaces naturels alors qu’elle est la région qui connaît le plus fort taux d’artificialisation en France (40.500 hectares en 2006 et 2015). Même chose pour les déchets ménagers et assimilés, alors que sa production est supérieure de 10% à la moyenne nationale et s’est accrue de 2% entre 2010 et 2015.

 

 



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