Soupçons de corruption au Siaap

Le 06 mai 2013 par Stéphanie Senet
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La réfection de la station d'épuration Seine Aval a représenté un marché d'environ 777 millions d'euros
La réfection de la station d'épuration Seine Aval a représenté un marché d'environ 777 millions d'euros

Une information judiciaire a été ouverte, fin avril, par le parquet de Paris, afin de faire la lumière sur l’attribution de certains marchés publics par le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement des eaux usées de l’agglomération parisienne (Siaap).

Confiée à deux juges du pôle financier, Guillaume Daieff et Roger Le Loire, elle a été ouverte contre X «pour prise illégale d’intérêt, corruption et trafic d’influence, entente, détournement de fonds publics et abus de bien social», selon l’AFP, qui confirme une information parue dans le Monde.

Une enquête préliminaire avait été lancée, il y a environ un an, suite à l’envoi d’un courrier anonyme, en novembre 2011, pointant des malversations dans l’attribution du marché de réfection de Seine-Aval, la deuxième plus grande station d’épuration au monde, située à Achères (Yvelynes). Cette lettre indiquait à l’avance les entreprises bénéficiaires –regroupées au sein du consortium Biosav désignées officiellement en février 2012 pour un marché de 776,7 millions d’euros.

Des perquisitions ont été menées au Siaap, ainsi qu’au sein des entreprises Dégremont (groupe Suez), OTV (Veolia), Satelec (Fayat) et du bureau d’études IRH.

Selon Le canard enchaîné, qui avait révélé l’information en mars dernier, la justice s’interroge sur le rôle de l’ancien directeur du Syndicat Daniel Duminy, par ailleurs ancien cadre du Parti communiste et PDG de la société Satelec, spécialisée dans le traitement de l’eau.

Autre piste pour les enquêteurs: un financement politique occulte au sein de cet organisme dont le Conseil d’administration est composé de 33 élus régionaux (10 socialistes, 9 communistes, 9 UMP, 4 UDI et 1 EELV).

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le Siaap fait l’objet d’une enquête judiciaire. En 2004, déjà, son ancien président Daniel Méraud avait été condamné à 7 mois de prison avec sursis pour «prise illégale d’intérêt» dans l’affaire des emplois fictifs du RPR à la mairie de Paris.

Avec une enveloppe annuelle de 1,3 milliard d’euros, le Syndicat est chargé de traiter les eaux usées de 9 millions de Franciliens.



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