Sondage CSA-Lyonnaise sur l'assainissement

Le 23 novembre 2005 par Christine Sévillano
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Un sondage CSA-Lyonnaise montre l'importance accordée par les Français et leurs maires aux problématiques de l'eau et de l'assainissement. Il révèle aussi que la majorité des collectivités locales n'a pas appliqué la directive sur les eaux résiduaires.

A l'occasion du Salon des maires, qui se tient actuellement Porte de Versailles, un sondage de l'institut CSA, commandé par la Lyonnaise des eaux et effectué entre le 14 et le 21 octobre, montre les préoccupations des maires en matière d'eau et d'assainissement, mais aussi du grand public. Premier constat: la pollution de l'eau est au premier rang des préoccupations environnementales des Français à 89%, dont 57% ont choisi la réponse maximale «beaucoup». «Sur ce type de question, on a souvent des réponses plutôt mitigées, et a mais il y a là une forte proportion de réponses extrêmes. D'autant que le chiffre est nettement plus haut que le niveau moyen de préoccupation sur les thématiques environnementales qui se situe à 74%», explique Roland Cayrol, directeur de l'institut CSA.

L'opinion sur la politique de l'eau en France est plus mitigée: si 46% du grand public est satisfait, la proportion est plus importante chez les maires avec 58%. A noter que pour les maires de gauche, ce taux est plus faible. Les distorsions entre les résultats des élus et leurs administrés se poursuivent sur les aspects locaux: la qualité de l'eau de sa commune apparaît satisfaisante à 91% des maires, contre 71% du grand public. L'information au public est bonne pour 82% des élus contre 55% de leurs administrés, une différence qui indique à quel point le public veut en savoir plus, ce qui est bien montré par d'autres questions sur l'assainissement :plus de 79% des citoyens voudraient être consultés sur la construction éventuelle d'une station d'épuration sur leur commune. Autre sujet: le prix de l'eau. 74% des élus en sont satisfaits contre 40% de leurs administrés. «En fait, c'est déjà beaucoup car il est rare que nos concitoyens soient satisfaits de payer des factures», poursuit Roland Cayrol.

Concernant les questions relatives à l'assainissement, le directeur de l'institut de sondage se dit surpris par le niveau de réponses du grand public, puisque le taux de «sans opinion» est très faible. Les réponses des administrés sont d'ailleurs assez proches de celles de leurs élus. Sur le traitement des eaux usées, 70% du grand public est satisfait du fonctionnement des stations d'épuration, soit 2 points de plus que les maires. 64% estime qu'elles s'intègrent bien dans le paysage, à un point près des élus (63%) et 55% est content du traitement et de la valorisation des boues, contre 58% pour les maires. Seule la protection des nappes phréatiques ne contente pas les citoyens puisque seulement la moitié s'affirme satisfaite contre 75% pour leurs élus. «C'est une véritable différence qui témoigne d'un manque d'information de la population», assure Roland Cayrol. Ils sont tout de même confiants pour l'avenir puisque 57% estime que l'assainissement va s'améliorer, soit bien moins que les maires (84%). Des élus qui s'affirment toutefois loin de pouvoir répondre aux exigences de la directive sur les eaux résiduaires puisque seulement 19% des interrogés se déclarent prêts d'ici la fin 2005, 27% ne le seront qu'entre 2006 et 2008, et 43% le seront au-delà de cette date. «Pour ces derniers, il n'y a pas encore eu de réflexion. Il faut noter que pour 58%, il s'agit d'une opération difficile», affirme Roland Cayrol.

Les élus attendent surtout des aides en matière de financement et font confiance aux conseils généraux (93%), aux agences de l'eau (89%), mais aussi à la préfecture et aux services de l'équipement (86%), suivis des délégataires (77%). Des taux quelque peu similaires auprès de l'opinion publique qui n'oublie pas les associations. Si 35% des maires ne sont pas prêts à faire payer davantage leurs administrés, ceux-ci se sont affirmés d'accord à payer plus à hauteur de 50%. Ils sont également prêts à améliorer leurs comportements et à moins salir l'eau à 95%. «Il faut être prudent, les déclarations et les pratiques divergent souvent de quelques points. Notre pays reconnaît cependant l'importance de la pollution de l'eau et souhaite davantage d'informations tout en faisant confiance aux acteurs, c'est une bonne base pour agir», conclut le directeur de l'institut CSA.




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