Son franc a permis à la Suisse de baisser ses émissions de CO2

Le 24 juillet 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Trop chère pour les étrangers l'essence suisse.
Trop chère pour les étrangers l'essence suisse.

A Berne, on pavoise. Et il y a de quoi. Alors que les mauvaises nouvelles climatiques sonnent le glas des 2°C, la Suisse affiche une excellente performance carbonique. L’an passé, révèlent les statistiques de l’Office fédéral de l’environnement (Ofev), les rejets helvétiques de gaz carbonique ont diminué de 4% par rapport à 2010.

Deux raisons expliquent ce bon résultat. D’une part, l’hiver a été d’une remarquable douceur, ce qui a réduit les besoins en chauffage. L’an passé, la consommation suisse de fioul et de gaz a été inférieure de 18% à celle de 2010. Rien que de très classique.

Mais la seconde arme anti-carbone est plus originale puisqu’il s’agit du… franc suisse. Jusqu’à présent, de nombreux frontaliers venaient faire le plein de leur voiture dans les stations-service de la Confédération, profitant ainsi de prix avantageux. Mais avec la chute de l’euro face au franc suisse (–21% entre 2010 et 2011), le prix du litre de super ou de gazole s’est sensiblement renchérit. Conséquence: les ventes de carburants ont été moindres, faisant ainsi baisser (de 1,1%) les émissions imputables au transport terrestre.

Au total, estime l’Ofev, la Suisse a émis, en 2011, 5% de moins de dioxyde de carbone qu’en 1990 (-14% en tenant compte de l’achat de crédits carbone), année de référence du protocole de Kyoto. Pour mémoire, le protocole de Kyoto impose à la Suisse de réduire de 8% ses rejets de gaz à effet de serre d’ici la fin de l’année. Elle ne pourra atteindre son objectif sans recourir à l’achat de crédits.



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