Soigner la faune, les écosystèmes et les êtres humains

Le 11 juillet 2011 par Geneviève De Lacour
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

L’Onu a annoncé, dans un communiqué publié le 8 juillet, la création d’un groupe de travail scientifique sur les maladies de la faune. Il aura pour mission «de rechercher une approche intégrée pour gérer la santé des écosystèmes, de la faune sauvage, du bétail et des populations humaines».

De nouvelles maladies infectieuses émergentes apparaissent partout dans le monde. Elles menacent la faune, le bétail et les communautés humaines. Il s’agit principalement de pathologies à l’origine desquelles on trouve des virus et des bactéries qui se sont adaptées aux traitements modernes et ont augmenté leur potentiel infectieux. Cela leur donne la capacité de contaminer de nouveaux hôtes dans les différentes régions du monde. Principaux facteurs incriminés : les changements environnementaux, agricoles et climatiques.

Selon le communiqué de l’Onu, le Groupe de travail scientifique sur les maladies de la faune sauvage mis en place par la Convention du Programme des Nations-unies pour la conservation des espèces migratrices d'animaux sauvages (Pnue/Cms) et le Service de santé animale de l'Organisation des Nations-unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) travaillera sur l'identification des maladies qui ont un impact à la fois sur la faune sauvage locale, les espèces migratrices, la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance durable et la conservation. Il devra trouver des façons de combler les écarts entre les gestionnaires de la faune sauvage et les praticiens de la santé.

Aujourd'hui, les épidémies et les pandémies qui affectent le bétail, les animaux migrateurs et les communautés humaines éclatent plus fréquemment. «Il est donc nécessaire de replacer les maladies dans le contexte plus large du développement, de la sécurité alimentaire, de la gestion des ressources naturelles et des services écosystémiques pour conserver la santé de la faune sauvages et des écosystèmes», estime le Pnue.

En 2005, l'émergence du virus de la grippe aviaire H5N1 (HPAI) a entraîné la mort de centaines de personnes, causé des millions de dollars de dommages au commerce et aux communautés locales, et a entraîné l'abatage systématique de centaines de millions de volailles domestiques et la mort des dizaines de milliers d'oiseaux sauvages (dont 6.000 oiseaux sauvages d'eau). En ce qui concerne la pandémie de «grippe porcine», survenue en 2009, le virus s'est propagé très rapidement et a affecté l'économie mondiale.

Les espèces migratrices peuvent être de véritables réservoirs naturels de la maladie et répandre les agents pathogènes lors de leurs déplacements saisonniers. Parallèlement, elles peuvent aussi être victimes de la maladie en raison de leur proximité et de leurs interactions avec le bétail et les humains. La bonne compréhension des migrations est donc essentielle pour prévenir et lutter contre la propagation de la maladie. «Certaines espèces migratrices peuvent être d'excellents indicateurs à cet égard».

L’ONU a annoncé que le mécanisme sera créé pour les Etats membres de la Cms et de la Fao, afin de répondre à la menace des crises sanitaires animales transfrontières (en matière de morbidité et de mortalité de la faune sauvage).

Les conclusions et les résultats du travail réalisé par le groupe scientifique seront résumés dans un rapport qui sera présenté lors de la prochaine Conférence de la CMS, qui se tiendra du 20 au 25 novembre 2011, à Bergen, en Norvège.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus