Sofia interdit la fracturation hydraulique

Le 18 janvier 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le parlement bulgare a interdit, ce mercredi 18 janvier, l'utilisation de la technique de la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'extraction des gaz et huile de schiste, dans le pays et dans ses eaux territoriales de la mer Noire. Il répond ainsi aux inquiétudes de la population concernant ses effets sur l'environnement.

Toute violation de cette résolution sera sanctionnée d'une amende de 100 millions de leva (50 millions d’euros) et d'une confiscation des équipements utilisés.

Le texte a été adoptée par 166 voix pour, 6 contre et 3 abstentions.

La fracturation hydraulique est la méthode d'extraction de gaz de schiste la plus fréquemment employée. Elle est interdite en France par une loi adoptée en juin.


Cette technique controversée consiste à fracturer la roche en grande profondeur (1.500 à 3.000 mètres) avec un mélange d'eau, de sédiments et de produits chimiques projeté à haute pression, afin de libérer les hydrocarbures.

Le gouvernement bulgare a retiré mardi à la compagnie américaine Chevron une première autorisation d'explorer et d'extraire du gaz de schiste dans le nord-est du pays, évoquant l'insuffisance de données garantissant la protection de l'environnement lors d'un recours à la méthode de fracturation hydraulique.


Le pétrogazier californien s’était vu accorder cette licence en juin dernier, moyennant le paiement de 30 millions d’euros de royautés. Chevron estimait pouvoir extraire au moins 25 milliards de mètres cubes de gaz, soit l’équivalent de 6 années de consommation (au rythme actuel) de la Bulgarie.

Le Premier ministre Boïko Borissov a justifié cette décision par un souci des intérêts des citoyens bulgares.

Des milliers de Bulgares avaient manifesté samedi dans tout le pays contre les projets d'exploration de gisements de gaz de schiste. Ils avaient exprimé leurs craintes de voir la terre agricole fertile et les abondantes eaux souterraines de la région de Dobroudja (nord-est) empoisonnées au cas où ces gisements seraient exploités.

 



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