Socialos et écolos parisiens signent le pacte du deuxième tour

Le 24 mars 2014 par Stéphanie Senet
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Christophe Najdovski, futur maire adjoint de Paris?
Christophe Najdovski, futur maire adjoint de Paris?

Ont signé! Les têtes de liste des partis socialiste et écologiste ont publié, ce 24 mars, l’accord programmatique les amenant à fusionner leurs listes pour le second tour des élections municipales. Les négociations avaient commencé dans la nuit de dimanche à lundi, dès la publication des résultats du premier tour.

Priorité à la qualité de l’air

Actualité oblige, la première proposition commune concerne la lutte contre la pollution et l’amélioration de la qualité de l’air. «Nous nous engageons à éradiquer le diesel, en commençant par les véhicules les plus polluants comme les cars de tourisme», est-il écrit en toutes lettres sans précisions sur la date-butoir. La mairie s’engagera à demander au gouvernement un rattrapage de la fiscalité du gazole par rapport à l’essence, encore balbutiant dans la loi de finances 2014 (hausse de 0,2 euro du litre contre 0,17 € pour l’essence en 2015).

Les candidats ont bonne mémoire. En cas de pic de pollution (le seuil d’alerte aux particules fines PM10 a été dépassé 4 fois de suite ce mois-ci selon Airparif), le dispositif mis en place mi-mars sera généralisé. Au programme: gratuité des transports en commun et circulation alternée. Deux mesures qui relèvent de l’Etat.

A plus long terme, le parc automobile de la mairie de Paris va devoir faire peau neuve. Il sera converti à l’hybride et à l’électrique tandis que les bus diesel seront progressivement remplacés, en concertation avec la RATP, la région et le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif). Pas encore gagné.

Une prime à la casse parisienne est aussi envisagée. Elle se traduirait par l’offre d’un titre de transport en commun gratuit (Pass Navigo) pendant un an. Suffisant pour motiver les automobilistes?

 

Plus de logements et de transports

En matière d’habitat, 10.000 nouveaux logements seront financés chaque année, dont 1.000 seront destinés aux étudiants. Paris visera 30% de logements sociaux à l’horizon 2030.

Du côté des transports, le tramway des Maréchaux sera bouclé, les horaires de métro prolongés pendant la nuit, et des liaisons entre les gares créées «par des systèmes innovants». Un seul titre de transport ouvrira les portes des Autolib’ et les selles des Velib’. Les cyclistes gagneront 700 kilomètres de nouvelles pistes et aménagements ainsi que des places de parking. Là encore, il faudra recueillir l’aval de l’Etat, de la région et des exploitants des véhicules et des vélos en libre service.

Pour améliorer la qualité de vie des Parisiens, socialistes et écologistes s’engagent à préserver la biodiversité de la petite ceinture, garantie «non constructible», tandis qu’un plan anti-bruit sera négocié dans chaque quartier, sans précisions sur son contenu.

La transition énergétique semble réduite à un lot de consolation avec 1.000 immeubles énergivores rénovés. Indiquées, la réduction de la consommation globale d’énergie et la hausse de la production des énergies renouvelables et de récupération ne font l’objet d’aucun objectif précis.

 

Economie circulaire, sociale et solidaire

Pour développer l’économie circulaire et l’économie sociale et solidaire (ESS), il est prévu de favoriser l’agriculture urbaine et le maraîchage sur les toits, les Amap[1], la collecte d’aliments et les produits locaux sur les marchés de la capitale. Une nouveauté: 50% d’aliments issus de l’agriculture biologique, de saison et locale, devront être servis dans les cantines. Le compostage individuel et collectif feront l’objet d’incitations et chaque arrondissement disposera d’une ressourcerie.

Concernant les ondes électromagnétiques, «l’exposition des riverains la plus basse sera privilégiée selon le principe de précaution», sans précisions sur son amplitude. Elle sera accompagnée d’une «plus grande fermeté dans l’application de la charte sur la téléphonie». Les impôts locaux ne seront pas augmentés pour autant, assurent de concert Anne Hidalgo et Christophe Najdovski, dont la liste commune a de bonnes chances de l’emporter le 30 mars prochain.

La liste du parti socialiste a en effet obtenu 34,4% des voix, celle d’EELV 8,86%. Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) totalise quant à elle 35,6% des voix mais ne dispose d’aucune réserve de voix. Si la liste PS-EELV l’emporte, les écologistes remporteront 18 sièges de conseillers de Paris sur 163 et 4 postes d’adjoint.

 



[1] Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne

 



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