SNEM: pas de risques sanitaires avérés

Le 15 septembre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En rouge, le site de la SNEM. En bleu, jaune et vert, les trois écoles du secteur.
En rouge, le site de la SNEM. En bleu, jaune et vert, les trois écoles du secteur.
LCPP

Pas de risques avérés pour les riverains des établissements de la Société nouvelle d'eugénisation des métaux (SNEM), à Montreuil-sous-Bois, concluent trois séries de mesures, publiées jeudi 14 septembre par la préfecture de Seine-Saint-Denis. Reste à savoir si l’entreprise réussira à améliorer ses pratiques et ses installations avant l’échéance fixée par la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (Driee).

 

Spécialisée dans le traitement chimique des métaux, utilisés notamment par l’industrie de l’aéronautique (Airbus, Safran), la SNEM est soupçonnée depuis des années par ses riverains de polluer l’air ambiant. Situation aggravée par la présence de trois écoles et de nombreuses habitations à proximité. Auquel s’ajoutera l’an prochain le futur collège intercommunal de Montreuil-Bagnolet.

Leucémies suspectes

En pointe du combat: l’association de riverains ‘Les Buttes à Morel’ qui clame la dangerosité de l’installation classée, au vu d’un apparent délabrement de toitures en tôle, de fuites d’eau polluée et de trois cas de leucémie de type LMA diagnostiqués dans le quartier. Sans oublier les odeurs.

Passé industriel et chimique

Les opposants au maintien de l’usine en tôles vertes brandissent aussi les résultats d’une analyse d’échantillons de composts, effectuée en 2011 par le laboratoire Analytka. Lesquels montrent une concentration élevée de métaux lourds dans les échantillons. Pas de quoi décontenancer les spécialistes qui rappellent le passé très industriel et chimique de cette partie de la ville.

Pour calmer les esprits, la préfecture de Seine-Saint-Denis a mandaté le laboratoire central de la préfecture de police de Paris et la Socotec pour évaluer la qualité de l’air des salles de classe des trois établissements scolaires situés à proximité de l’usine.

Absence de risque

Verdict des laboratoires: absence de risque pour les populations avoisinantes. «Les résultats des mesures réalisées dans les écoles Jules Ferry 1 et 2 et Anne Franck, confirment des concentrations inférieures aux valeurs de référence pour l'ensemble des composants recherchés, en particulier le benzène et le chrome VI, pour lequel le taux est particulièrement faible (sous la limite de quantification qui est de 0,013 μg/m3). Ces analyses, qui vont au-delà de ce que la réglementation impose, confirment l’absence de risque pour les populations avoisinantes», indique la préfecture dans un communiqué.

Ces résultats confortent ceux d’une précédente série d’analyses et contrôles poussés, dont les premiers résultats ont été publiés fin août.

Le 4 septembre, plusieurs dizaines de riverains ont bloqué l’entrée du site, dont ils ont été délogés le 7 septembre par la police.

Gestion des déchets

L’affaire ne s’arrêtera sans doute pas là. Au début de l’été, le tribunal de commerce de Versailles a initié une procédure de sauvegarde contre l’entreprise. Mi-juillet, une inspection de la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (Driee) a pointé plusieurs non-conformités dans la gestion du site, concernant le stockage et élimination des déchets dangereux et la ventilation des effluents gazeux. La SNEM doit avoir modifié ses pratiques et ses installations avant le 19 septembre, faute de quoi l’administration pourrait prononcer une fermeture administrative du site. Temporaire ou définitive.



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