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SNCF: une pollution aux particules fines dans les couloirs du RER E

Le 06 septembre 2019 par Victor Miget
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Des niveaux trop élevés de particules fines ont été atteints sur des quais de la gare Magenta.
Des niveaux trop élevés de particules fines ont été atteints sur des quais de la gare Magenta.
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Plusieurs syndicats de la SNCF  dénoncent une pollution aux particules fines provoquées, en début de semaine, par un chantier sur la ligne E du RER à Paris. La direction assure que le danger a été écarté.

 

SNCF : Après l'épisode des trains de fret farcis d'amiante, épisode 2 : les particules fines dans les couloirs du RER. Des syndicats maison ont dénoncé une pollution aux particules fines (PM10) provoquée par un chantier sur la ligne E du RER parisien. Dans un communiqué, la CGT-Cheminots s'en remet notamment à des mesures de qualité de l'air réalisées, le 2 septembre, par le groupe Apave (spécialisé dans les domaines de l'assistance et de l'accompagnement des professionnels).

Le seuil d’alerte dépassé

Des niveaux de 105 ou 99 microgrammes par mètre cube de particules fines (PM10) ont été mesurés lundi sur des quais de la gare Magenta. Ce, après la mise en service et passage de rames. Alors que le seuil d'alerte d'Airparif (association de surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France) est fixé à 80 microgrammes par m3 en moyenne journalière.

«On continue à avoir des poussières aujourd'hui (jeudi 5 septembre ndlr)», a expliqué à l'AFP Samy Charifi-Alaoui de la CGT-Cheminots. Ces dépassements ont été relevés alors que «voyageurs et personnel y étaient exposés». 

SUD-Rail en a rajouté une couche alertant également sur «la dangerosité des poussières accumulées» dans les gares et «l'ensemble du souterrain du RER E pendant les travaux». De son côté, la CFDT-Cheminots «dénonce l'absence de mesures prises pour les agents commerciaux à la réouverture des gares souterraines d'Haussmann-Saint-Lazare et Magenta». Le syndicat demande à ce que la direction «communique en toute transparence sur la concentration de micro-poussières dans les gares».

Circulez il n'y a rien à voir

Interrogée par l'AFP, la direction de la SNC assure qu'il n'y avait pas de danger, pour les voyageurs comme pour les agents. Affirmant que des «moyens très importants» de nettoyage ont été «déployés, tant manuels que mécaniques, afin de répondre à cette situation inhabituelle de présence de poussières résiduelles post-travaux».

D'ailleurs, le trafic entre les gares souterraines d'Haussmann-Saint-Lazare et Magenta a bien repris lundi matin comme convenu. Mais en retard. Voyageurs sur les voies ou problèmes de signalisation ? Non, la cause n’est autre que les «opérations de nettoyage intenses, qui ont permis d'évacuer tous risques pour les clients et agents», affirme le transporteur. La surveillance de la qualité de l'air par l'AEF (Agence d'essai ferroviaire) se poursuit.

 

 



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