SNCF: le nouveau «pacte ferroviaire» d’Edouard Philippe

Le 26 février 2018 par Marine Jobert
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La réforme sur les rails.
La réforme sur les rails.
Alfenaar

Fin du statut des cheminots. Maintien des «petites lignes». Edouard Philippe a dévoilé les grandes lignes de son projet de loi sur la réforme du ferroviaire, qui pourrait passer par voie d’ordonnances après un débat de 2 mois.

 

Aller vite, dans la concertation. «La situation est alarmante, pour ne pas dire intenable, a déclaré le Premier ministre lors d'une conférence de presse à Matignon. Les Français, qu'ils prennent ou non le train, payent de plus en plus cher pour un service public qui marche de moins en moins bien.» C’est en posant ce constat peu réjouissant qu’Edouard Philippe a lancé le calendrier serré de la réforme du système ferroviaire, qui prévoit notamment la présentation à la mi-mars d’un projet de loi habilitant le gouvernement à légiférer par ordonnances. Il a promis de «ne pas escamoter» le débat parlementaire, assurant que «des concertations méthodiques» se tiendront sur les différents aspects de la réforme.

Valérie Pécresse voulait «tendre la main» à Anne Hidalgo, quelques jours après l’annulation de l’arrêté qui avait piétonniser quelques km de voies sur berge, lui proposant «une rencontre, dans un esprit de co-construction» sur le dossier. «De l’enfumage», a estimé, cinglant, l'adjoint aux transports parisiens Christophe Najdovski. Ambiance…

La fin du statut des cheminots

Que contiendra cette réforme? La plus explosive porte sur la fin du statut des cheminots pour ceux qui feront désormais leur entrée au sein de la SNCF. «Aux nouvelles générations, aux apprentis, à tous ceux qui veulent s'engager dans la SNCF, nous disons qu'ils bénéficieront des conditions de travail de tous les Français, celles du Code du travail. À l'avenir, à une date qui sera soumise à la concertation, il n'y aura plus de recrutement au statut», a-t-il tranché. La privatisation de l’entreprise n’est pas à l’ordre du jour, a-t-il assuré.

Protéger les petites lignes

Quelques semaines après la remise du rapport Spinetta, qui avait mis en émoi les régions de France attachée à leur chevelu ferroviaire, Edouard Philippe a assuré qu’il ne sacrifierait pas «les petites lignes. On ne décide pas la fermeture de 9.000 km de lignes depuis Paris sur des critères administratifs et comptables. Dans bien des territoires, le rail est au cœur de la stratégie des régions pour le développement des mobilités», a expliqué le Premier ministre. Les concertations débuteront dès cette semaine et dureront 2 mois.

 

 



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