Six marées noires fictives pour tester les moyens de lutte anti-pollution

Le 07 octobre 2019 par Stéphanie Senet
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Six marées noires pour tester les moyens de l'AESM
Six marées noires pour tester les moyens de l'AESM

L’Agence européenne de sécurité maritime (AESM) teste, jusqu’à fin octobre, l’efficacité de ses moyens de lutte anti-pollution en complément des dispositifs des Etats membres.

10.000 tonnes de pétrole lourd déversées dans le Golfe de Gascogne, à l’endroit même où le navire de commerce italien Grande America avait sombré en mars dernier. Fictif, ce scénario est le cinquième du genre à avoir été préparé par l’AESM pour tester l’efficacité de ses moyens de lutte contre la pollution par les hydrocarbures. Il a été testé la semaine dernière à Brest après des tests effectués en mer Baltique, mer du Nord, Méditerranée orientale, Mer Noire et avant le dernier test opéré les 30 et 31 octobre en Méditerranée occidentale.

Un scénario, plusieurs hypothèses

«L’objectif est d’évaluer la totalité des moyens qui peuvent être mobilisés, en combien de temps, et avec quels effets», résume Frédéric Hebert, chef de l’unité des services de lutte anti-pollution de l’AESM. Derrière un scénario, il y en a plusieurs : selon les saisons (été ou hiver), les types d’hydrocarbures et les déversements (après les 10.000 t initiales, l’AESM imagine 1.000 t supplémentaires chaque jour pendant un mois). Selon Frédéric Hebert, certains pétroles sont tellement lourds et visqueux qu’il est quasiment impossible de les récupérer.

17 navires de grande capacité

Depuis 2007, l’AESM dispose de 17 navires anti-pollution pouvant stocker plus de 1.500 mètres cubes d’hydrocarbures. «Ce sont des navires de commerce qui sont équipés en cas de pollution et qui peuvent être réquisitionnés dans les 24 heures», précise le représentant de l’Agence. Ce réseau a été mis en place pour compenser la petite capacité de stockage d’hydrocarbures lourds par les navires des Etats membres. Le bilan de ces exercices, menés conjointement avec les Etats membres, sera diffusé en novembre.

Trois opérations récentes

Une partie de la flotte de l’AESM a été mobilisée à trois reprises : en septembre 2017 lors du naufrage d’un navire à quelques kilomètres d’Athènes, en octobre 2018 lors de la collision du ferry Ulysse au large de la Corse et en mars 2019 lors du naufrage du Grande America. Au total, l’AESM dispose d’un budget annuel d’environ 23 millions d’euros pour lutter contre les pollutions maritimes aux côtés des Etats membres.

 

 

 

 

 



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