Simulation d'un accident technologique majeur

Le 12 avril 2005 par Claire Avignon
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Du 10 au 14 avril a lieu Euratech 2005, une simulation d'un accident technologique financée par l'Union européenne. Outre les services de secours français, le scénario implique des équipes allemandes, belges, italiennes et tchèques, conformément aux dispositions de l'Union européenne sur l'unité de la protection civile et des accidents environnementaux.

Mardi 12 avril, un exercice européen de réaction à un accident technologique est organisé à la gare de triage de Portes-les-Valence (Drôme). Appelé Euratech 2005, cet exercice doit simuler en temps réel un accident ferroviaire, se déroulant près d'une zone habitée et impliquant un train de voyageurs et un train de matières dangereuses: wagons citernes contenant des carburants liquides et liquéfiés, gaz liquéfiés toxiques et wagons plateaux transportant des fûts et colis de matières dangereuses. Comparable à un accident dans un complexe industriel pétrochimique classé Seveso, cette simulation doit permettre de «tester l'ensemble des chaînes organisationnelles et de commandement d'un pays victime d'un accident technologique majeur», selon le communiqué du gouvernement.

Suivi par le ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin, ses homologues allemands et belges ainsi que le commissaire européen chargé de la sécurité, la journée commence par un déraillement du train qui doit provoquer le déversement de carburant liquide. La chaleur dégagée entraîne l'inflammation de gaz liquéfiés sous forme de chalumeau au niveau des soupapes des wagons citernes. Des personnes situées dans le train de voyageurs sont gravement brûlés par la chaleur. Apparaissent aussi des incendies secondaires avec émanation de fumées toxiques.

Il s'agit d'abord de tester le mécanisme communautaire de protection civile dont le Centre d'information et de surveillance de protection civile (MIC) doit collecter, valider, assembler et transmettre les informations aux Etats membres. En mettant en oeuvre le plan communal de sauvegarde et l'alerte de la population, la mairie est le premier acteur national impliqué. De son côté, la préfecture de la Drôme assure la direction des opérations de secours (DOS). Le service départemental d'incendie et de secours (Sdis), engage des moyens matériels et en personnel et assure une structure de commandement opérationnel, le commandement des opérations de secours (COS) étant en liaison avec le DOS. Quant à la police et à la gendarmerie nationale, elles restent responsables de la sécurité publique et du maintien de l'ordre. Enfin, le ministère de l'Intérieur organise ses moyens aériens (hélicoptères), ses unités d'instruction et d'intervention de la sécurité civile (UIISC) et son groupement d'intervention logistique (GIL).




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