Si l’écocide était reconnu…

Le 03 octobre 2011 par Célia Fontaine
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Un faux jury de la Cour suprême des Etats-Unis a condamné les dirigeants de deux grandes multinationales pour écocide, au cours d’une parodie de procès qui s’est tenue le 30 septembre.
 
L’objectif de l’exercice: imaginer que l’écocide soit officiellement reconnu comme crime, à l’instar du génocide, des crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou crimes d’agression.
 
Dans ce procès factice, les compagnies étaient jugées pour destruction des écosystèmes à la suite de la marée noire du golfe du Mexique et au cours de l’exploitation des sables bitumineux dans la province canadienne de l’Alberta.
 
«Les grands groupes ne peuvent pas avoir impunément le droit de répandre du pétrole et de polluer s’ils ne nettoient pas derrière», explique l’un des participants à l’événement.
 
Selon les experts et les témoignages, l’écosystème du golfe du Mexique s’est transformé en «zone morte» à la suite de la marée noire du 20 avril 2010. De nombreux oiseaux y ont perdu la vie, et la faune marine a été fortement touchée. D’où la demande de reconnaissance de la notion d’écocide.
 
Défini comme la «destruction méthodique de la flore et de la faune», le terme devrait être reconnu comme un crime international, un crime contre la paix, selon la juriste anglaise Polly Higgins. Cette dernière propose d’inscrire le principe dans le Statut de Rome, le texte qui encadre le fonctionnement de la Cour pénale internationale (CPI). Elle propose comme définition: «la destruction à grande échelle, les dommages ou les pertes causées aux écosystèmes sur un territoire donné, résultant de l’action humaine ou d’autres causes, dans une telle mesure que la jouissance pacifique de ce territoire par ses habitants est sévèrement diminuée».
 
Outre les deux cas cités dans le procès factice, pourraient être qualifiés d’écocides les conséquences de l’exploitation pétrolière dans le delta du Niger (voir le JDLE), la destruction de la forêt amazonienne ou encore l’accumulation de débris spatiaux autour de la Terre (voir le JDLE).


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