Shell va séquestrer le CO2 des sables bitumineux

Le 06 septembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Malgré le CSC, l'extraction des sables bitumineux reste une activité très carbonique.
Malgré le CSC, l'extraction des sables bitumineux reste une activité très carbonique.

Après Statoil en Norvège, BP en Algérie, et Total en Béarn, Shell est la 4e grande compagnie pétrolière à se lancer dans le captage-stockage géologique de gaz carbonique (CSC). La major anglo-néerlandaise a annoncé, mercredi 5 septembre, le lancement prochain d’un projet, de taille industrielle, de captage et de stockage géologique de CO2 au Canada.

Shell, indique un communiqué, va capter le CO2 généré par trois unités de production d’hydrogène (Alberta), dont la production démarrera en 2015. L’économie d’émission devrait représenter 1,2 million de tonnes de dioxyde de carbone par an, soit 35% des émissions carbonées de l’usine de valorisation de Scotford.

Filtré, déshydraté et comprimé en fluide «supercritique», le gaz carbonique sera ensuite transporté par un «carboduc» souterrain sur environ 80 kilomètres, avant d’être injecté à 2.000 mètres de profondeur dans un aquifère salin.

Ce sera la première fois qu’un gisement de sables bitumineux sera doté d’une unité de CSC.

Le montant du projet, annonce Shell dans un communiqué, est de 1,35 milliard de dollars canadiens (1 milliard d’euros), dont 865 millions seront apportés par les gouvernements de l’Alberta et du Canada. En contrepartie, l’industriel s’est engagé à partager le fruit de ses observations et les redevances de certains brevets.



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