Shell: une nouvelle unité pour le SO2

Le 19 juillet 2005 par Christine Sévillano
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raffinerie
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Shell a récemment inauguré une nouvelle unité de récupération de dioxyde de soufre sur son site normand de Petit-Couronne. Objectif: disposer d'une meilleure flexibilité.

La raffinerie de Shell située à Petit Couronne, près de Rouen (Seine-Maritime), vient de se doter d'une nouvelle unité de récupération de soufre afin d'obtenir une meilleure maîtrise des rejets de dioxyde de soufre (SO2). «Claus 5 va nous permettre d'avoir une meilleure fiabilité de la récupération de SO2 et donc d'augmenter la capacité de récupération», explique Patrice Girard, directeur de l'usine. Claus 5 a coûté 12 millions d'euros et se place pour le moment comme une deuxième unité venant suppléer aux éventuels aléas de la première, Claus 4, qu'il s'agisse d'arrêts pour effectuer des opérations de maintenance ou de pannes. La nouvelle unité, de faible capacité de récupération de 100 tonnes de SO2 par jour, tournera donc à faible régime, l'essentiel de la récupération étant encore assurée par Claus 4, avec une capacité de 200 tonnes de SO2 par jour. «Nous n'avons aucune obligation réglementaire de nous doter de cette machine mais nous voulions gagner en flexibilité», poursuit Patrice Girard. Ainsi le site de Petit Couronne peut réduire encore davantage ses émissions de SO2 et respecter davantage ses quotas.

Les traitements nécessaires pour réduire la teneur en soufre des grands produits comme le GPL, les essences ou les diesels et ainsi diminuer les SO2 génèrent des gaz acides. Les unités de récupération permettent de transformer ces gaz en soufre élémentaire. Les 35.000 tonnes de soufre produites chaque année dans ces unités sont revendues à l'industrie chimique qui s'en sert pour fabriquer de l'acide sulfurique, ou aux producteurs d'engrais afin de produire des engrais soufrés. S'il n'était pas réinjecté dans d'autres industries, Shell indique qu'il devrait les brûler en raffinerie avec comme conséquence une augmentation des rejets de SO2 dans l'atmosphère qui sont souvent la source de pollution atmosphérique.

Pour les pics de pollution au dioxyde de soufre, la procédure d'information aux personnes sensibles doit être déclenchée pour un seuil de 300 microgrammes par mètre cube (µg/m3) pendant 3 heures consécutives et le seuil d'alerte est fixé à 500 µg/m3 pour la même durée, mais Shell affirme avoir des procédures plus sévères que la réglementation: «Nous agissons dès 250 µg/m3 pendant 2 heures consécutives. Nous passons alors en mode fioul à basse teneur», conclut Patrice Girard.




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