Shell sort de l’Arctique canadien

Le 14 juin 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La Baie de Baffin pourrait être prochainement protégée.
La Baie de Baffin pourrait être prochainement protégée.
US Air Force

Le détroit de Lancaster bientôt protégé.

Décidément, l’Arctique ne réussit pas à Shell. La semaine passée, le groupe pétrolier a annoncé avoir cédé à Conservation de la nature Canada (CNC) ses droits d’exploration sur 8.625 kilomètres carrés, dans les eaux de la baie de Baffin, près du détroit de Lancaster.

Ce détroit est la porte d'accès orientale du passage du Nord-Ouest, couloir légendaire de l'archipel arctique canadien. «Ces côtes, en plus d’être essentielles aux mammifères marins (comme le phoque, le narval, le béluga, la baleine boréale, le morse et l’ours polaire), abritent certaines des plus grandes colonies de nidification d’oiseaux de mer en Arctique, dont les populations comptent des centaines de milliers d’individus», rappelle CNC, dans un communiqué.

Des eaux déjà protégées

Cette région était de facto protégée par un moratoire fédéral sur l’exploration et la production d’hydrocarbures mis en place depuis trois décennies.

L’ONG canadienne a immédiatement rétrocédé ces actifs au gouvernement fédéral. L’idée étant de transformer, à terme, les eaux du détroit de Lancaster, au large des côtes du Nunavut, en une aire marine protégée de plus de 44.500 km2.

En étendant ainsi le périmètre protégé, Shell donne un coup de pouce à Ottawa pour permettre au Canada de protéger 10% de ses eaux côtières d’ici 2020.

En septembre 2015, le pétrogazier anglo-néerlandais avait annoncé l’abandon de la campagne de forage qu’il menait dans la mer des Tchouktches, au large de l’Alaska.



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