Shell reprend le chemin de l’Arctique

Le 12 mai 2015 par Aude Massiot
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Océan Arctique
Océan Arctique

L’administration Obama vient de donner le feu vert au pétrogazier pour aller forer dans la mer de Chukchi, en Alaska. Une décision largement critiquée par les ONG environnementales américaines.

Shell va sûrement pouvoir retourner forer dans l’Arctique. Le 11 mai, le bureau de gestion de l’énergie océanique (BOEM) américain a approuvé, sous conditions, le plan d’exploration de la compagnie anglo-néerlandaise dans la mer de Chukchi. Ce qui pourrait ouvrir la voie à une vaste campagne de recherche d’hydrocarbures, liquides et gazeux, dès l’été.

 

Route de migration majeure pour les oiseaux et grande réserve de biodiversité, la mer de Chukchi recèle probablement des milliards de barils de pétrole. Shell prévoit donc d’y creuser 6 puits à 70 miles (112 kilomètres) au nord-ouest du village de Wainwright, dans l’extrême nord de l’Alaska.

 

Ce n’est pas la première fois que Shell fore dans l’Arctique. La compagnie avait dû se retirer de la région en 2012 à la suite d’une série d’incidents. Avant le 11 mai, ils n’avaient pas réussi à obtenir l’autorisation d’y retourner. Leur plan ne répondait pas aux standards de sécurité élevés demandés dans l’Arctique.

 

Branle-bas de combat chez les ONG

 

L’autorisation du BOEM a soulevé un tollé chez les ONG environnementales, qui dénoncent une décision de l’administration Obama à contre-sens des prétentions climatiques du président américain.

 

«Cette décision est un pas dans la mauvaise direction. Dans cette région, il y a 75% de chance que les forages provoquent une fuite de pétrole et 100% de chance qu’il y ait une catastrophe climatique,» affirme Rebecca Noblin du centre pour la biodiversité biologique, une ONG américaine. Si une fuite se produisait, elle serait très difficile à contenir et nettoyer, la station d’intervention la plus proche se trouvant à 1.600 km.

 

Un mauvais départ pour Shell

 

Shell compte utiliser un navire de forage à positionnement dynamique et une plate-forme semi-submersible. Mouillant actuellement dans le port de Los Angeles, le Noble Discoverer et la Polar Pionneer voient leur remontée vers le nord pertubée. Le maire de Seattle refuse d’accorder une autorisation de mouillage au navire d’exploration affrété par la Shell: «Il est temps de tourner la page sur les trains pétroliers ou à charbon, et les flottes de forage pétrolier», a-t-il déclaré.

 

Avant de s’élancer vers l’Arctique, Shell doit encore obtenir l’autorisation du Bureau de la sécurité et de législation environnementale (BSEE), du service national de la pêche (NMFS) et du service de la biodiversité marine (USFWS).

 


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