Shell et SSE veulent séquestrer du carbone en Ecosse

Le 10 novembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Et revoilà Shell. Mardi 8 novembre, le pétrogazier anglo-néerlandais a annoncé avoir scellé une alliance avec Scottish and Southern Energy pour réaliser une installation-pilote de captage et de stockage géologique de CO2 (CSC).
 
Les deux industriels entendent équiper l’une des chaudières (385 mégawatts) de la centrale écossaise au charbon de Peterhead d’un système de captage du gaz carbonique. Séché, comprimé, le dioxyde de carbone serait ensuite transporté par gazoduc et injecté dans un gisement tari d’hydrocarbures offshore appartenant à la Shell.
 
Mais nous n’en sommes pas là. Le pétrogazier et l’électricien écossais doivent encore convaincre les autorités britanniques et européennes de leur accorder des aides substantielles, dans le cadre du programme communautaire NER 300.
 
Et l’expérience montre que le manque de financements publics est souvent fatal aux projets de CSC européen.
Récemment, Shell, National Grid, Scottish Power ont abandonné, faute de soutien financier, leur projet de CSC sur la centrale au charbon de Longannet [JDLE]. Pour des raisons semblables, E.ON UK avait stoppé un projet équivalent sur sa centrale de Kingsnorth.
 
Ironie du sort, c’est précisément sur le site de Peterhead que BP, Shell, ConocoPhilips et Scottish and Southern (SSE) avaient tenté, il y a quelques années, de bâtir une centrale électrique zéro émission et productrice d’hydrogène [JDLE]. Une fois encore, le projet avait fait long feu.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus