Shell arrête ses forages pétroliers dans l’Arctique

Le 28 septembre 2015 par Stéphanie Senet
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Mais ENI veut démarrer l'activité de sa plate-forme Goliat
Mais ENI veut démarrer l'activité de sa plate-forme Goliat

C’est par voie de communiqué que la compagnie anglo-néerlandaise a annoncé, ce 28 septembre, l’abandon de ses forages en Alaska, à la grande satisfaction des associations environnementales.

 

Le forage, jusqu’à 2.000 mètres de profondeur, du puits Burger J, situé à 240 kilomètres au large de Barrow (Alaska) a révélé «des traces de gaz et de pétrole qui s’avèrent insuffisantes pour justifier une exploration plus approfondie. Le puits sera donc fermé et abandonné en conformité avec la réglementation américaine», affirme Shell. La compagnie ajoute que les coûts du projet sont très élevés et que la réglementation fédérale au large de l’Alaska reste imprévisible.

«Shell a joué gros et a perdu gros. Le président Obama devrait se saisir de l’occasion pour annuler, à l’avenir, tout forage dans l’océan Arctique. Ces forages sont totalement incompatibles avec la lutte contre le réchauffement climatique», a réagi Kumi Naidoo, directeur de Greenpeace International. A travers sa campagne «Protégeons l’Arctique», l’ONG milite pour la création d’un sanctuaire dans les eaux internationales autour du pôle Nord.

Pour rappel, le pétrogazier avait démarré ses forages exploratoires dans la mer des Tchouktches en mai dernier, suite au feu vert donné par l’administration Obama. Déjà en 2012, la compagnie avait dû se retirer de l’Arctique en raison d’une série d’avaries.

La chute du prix du baril du pétrole, depuis juin dernier, a remis en cause la viabilité de projets très coûteux, fortement exposés aux tempêtes et complexes techniquement.

 

La fin pour Shell, le début pour ENI?

L’abandon de Shell ne signe toutefois pas la fin des forages dans l’Arctique. L’Italien ENI espère démarrer de façon imminente l’activité de sa plate-forme pétrolière Goliat, dans les eaux norvégiennes de l’Arctique. Après de nombreux retards et des dépassements de coût, sa facture s’élève aujourd’hui à 5,6 milliards d’euros. 174 millions de barils de pétrole et 8 milliards de mètres cubes de gaz se trouveraient au large de la Norvège. Pour l’heure, la plate-forme stationne encore à Hammerfest, sur la côte nord.

 

 



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