Seuil de légionelles dépassé en Alsace

Le 03 mars 2005 par Christine Sévillano
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La semaine dernière, l'exploitant d'une installation classée soumise à autorisation possédant des tours aéro-réfrigérantes a fait état à la préfecture d'un dépassement du seuil de référence sur la prolifération des légionelles. Il les a arrêtées et procède aux contrôles réglementaires.

La préfecture de la région Alsace a indiqué lundi qu'une tour aéro-réfrigérante (TAR) de la société Sucrerie et raffinerie de sucre à Erstein (Bas-Rhin) avait atteint un taux de légionelles de 280.000 unités formant colonie par litre (UFC/l), soit 2,8 fois le seuil de référence de 100.000 UFC/l qui impose l'arrêt des tours. Il s'agit du résultat d'un contrôle effectué le 9 février par cette installation classée soumise à autorisation qui procède à des vérifications chaque mois de manière régulière et ce, depuis la construction des tours en 1999 et 2002. Ce dépassement est une première pour l'entreprise.

Dès la connaissance de ces valeurs le 22 février, l'exploitant, qui a lui-même prévenu les autorités comme l'exige la réglementation, a fait stopper le fonctionnement de ses six tours. "Avant l'arrêt complet, nous avons procédé à un choc thermique, c'est-à-dire que nous avons augmenté la température de l'eau à plus de 70°C afin d'éliminer les légionelles potentiellement présentes", explique André Jacob, le directeur attaché à la direction générale. Quant aux origines de cette prolifération, elles ne sont pas encore connues. Malgré la procédure en cours, André Jacob doute qu'elles le soient un jour, notamment en raison du choc thermique. Les tours sont désormais en attente d'un nettoyage réalisé par une société spécialisée, car placées à l'extérieur de l'entreprise, elles sont soumises actuellement aux températures hivernales qui empêchent ce type d'opérations.

Les TAR fonctionnent entre le 20 septembre et le 20 décembre, et entre le 20 janvier et le 20 avril selon la saisonnalité de la production du sucre, qui dépend elle-même de la récolte des betteraves. Elles servent à refroidir l'eau et à condenser les vapeurs dans la phase de cristallisation du sucre. L'arrêt des tours n'a pourtant pas perturbé le fonctionnement de l'appareil de production. L'exploitant a en effet choisi de réutiliser l'ancienne méthode de refroidissement: puiser de l'eau dans les nappes phréatiques. "Nous avions fait le choix des tours aéro-réfrigérantes pour économiser de l'eau et travailler en circuit fermé. Nous avions rapidement mis en place des procédures et des personnes spécialisées pour assurer la sécurité de l'environnement, des riverains et de nos consommateurs", conclut André Jacob.




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