Séquestrer, c’est bon pour le Trésor

Le 10 janvier 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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C’est le calcul de coin de table que l’on aime. Dans une étude récemment parue (et financée par l'électricien danois Dong), Jon Gluyas (université de Durham) montre comment l’injection sous terre de CO 2 peut renflouer le Trésor de sa Majesté.

 

Le premier professeur britannique - en titre ! - à enseigner les techniques de captage et de stockage géologique de gaz carbonique (CSC) estime que l’exutoire naturel du gaz carbonique émis par les centrales thermiques ou les grosses usines sont les puits de gaz ou de pétrole qui abondent en mer du Nord.

 

Or, en injectant du CO 2 dans les gisements, on augmente la pression interne, ce qui permet aux compagnies pétrolières de faire remonter de plus grandes quantités de gaz naturel ou d’huile qu’avec les techniques habituelles.

 

Sur la durée, l’ancien géologue de BP estime que 3 milliards de barils de brut « supplémentaires » pourraient être ainsi récupérés.

 

« De quoi chauffer, produire de l’électricité et transporter tous les habitants du Royaume-Uni pendant deux ans », affirme l’universitaire. Et comme tout hydrocarbure entrant dans le Royaume, cette huile serait taxée. Selon les estimations de Jon Gluyas, le Trésor royal pourrait ainsi collecter 60 milliards de livres (72,2 milliards d’euros) de recettes grâce à la récupération assistée de pétrole, utilisant le CO 2 du CSC.

 

Ce calcul tombe à pic, explique The Independant dans son édition dominicale. Les industriels britanniques ont jusqu’au mois de février pour envoyer à la Commission européenne leurs projets de captage-stockage de CO 2. Des projets qui pourraient bénéficier de 500 millions € d’aides communautaires. Problème : ce montant est très insuffisant pour couvrir les frais. Le prix d’une centrale thermique neuve de moyenne puissance captant le gaz carbonique pourrait avoisiner le milliard de livres. En montrant que le CSC rapporte aussi à l’Etat, les porteurs de projets tentent de faire revenir l’administration Cameron sur sa décision de rogner les aides publiques au CSC.



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