Sept pôles de compétitivité en environnement

Le 13 juillet 2005 par Christine Sévillano
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Sur les 67 pôles de compétitivité sélectionnés par le gouvernement (105 avaient été présentés), 7 ont au moins un axe environnemental précis. Deux ont tout de même été désignés «à vocation mondiale» et deux autres portent uniquement sur les énergies renouvelables.

L'environnement n'aura pas été négligé dans le choix des dossiers de pôles de compétitivité, puisque 7 sur les 67 sélectionnés possèdent un axe environnemental. Présentés hier par le Premier ministre, Dominique de Villepin lors du Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (Ciadt), les dossiers retenus sont finalement plus nombreux que prévus et l'effort budgétaire public a été rallongé à 1,5 milliard d'euros sur 3 ans (de 2006 à 2008) pour soutenir les pôles.

Si aucun aspect environnemental ne ressort dans les 6 projets «mondiaux» retenus, il n'en est pas de même pour les 9 projets «à vocation mondiale»: deux pôles portent des préoccupations environnementales. «Industrie et agro-ressources», situé en Champagne-Ardennes et en Picardie, a pour ambition de trouver des utilisations non agricoles à des produits agricoles et plus particulièrement des applications environnementales mais aussi économiques dans des domaines comme les biocarburants, la plasturgie, les biomatériaux, la pharmacie ou  l'industrie textile. «Chimie-environnement Lyon», dont les acteurs sont localisés en Rhône-Alpes, a été porté par la communauté urbaine du Grand Lyon, mais compte sur la participation des deux géants de la chimie, Arkéma ou Rhodia. Objectif: réduire les déchets issus de la chimie et développer l'éco-conception.

Cinq autres pôles, dont le nombre de salariés n'excède pas 5.000, sont classés dans la catégorienationale. «Energies renouvelables Rhônes-Alpes, Drôme, Isère, Savoie» (Enrrdis), soutenu par le conseil régional et le Conseil général de Savoie  doit dynamiser le développement des énergies renouvelables (solaire, biomasse, hydraulique) ainsi que les vecteurs d'énergie (hydrogène et réseaux décentralisés). Le Club de gouvernance,  qui porte ce projet, au sein duquel on retrouve le CEA, le CNRS et les grandes entreprises du secteur, a décidé de proposer aux autres régions impliquées dans cette thématique de constituer un réseau. Une invitation à destination de l'Alsace qui n'avait pas déposé de dossier sur cette thématique, de la Corse, candidat malheureux, mais aussi du Languedoc-Roussillon, dont le pôle «Développement des énergies renouvelables bâtiment industrie» (Derbi), impulsé par l'université de Perpignan, a été retenu.

L'Alsace et la France-Comté voient la création du pôle «Véhicules du futur». Mené par des acteurs du secteur automobile comme PSA Peugeot Citroën, General Motors, Volkswagen-Bugatti ou Faurecia, il comprend un axe sur les véhicules propres et plus précisément sur les véhicules hybrides, l'éco-conception et le traitement des gaz d'échappement. «Vestapolis», situé en Ile-de-France, doit se concentrer sur la sécurité routière et la protection de l'environnement. Enfin, «Gestion des risques, vulnérabilité», pôle commun aux régions Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) et Languedoc-Roussillon, vise à construire des plates-formes mutualisées de maîtrise des risques naturels, urbains, industriels et technologiques par un réseau d'échanges et de pratiques collaboratives.

Les pôles bénéficieront de 300 millions d'euros d'exonérations fiscales et sociales, de 400 millions de financement public et d'environ 800 millions de subventions d'organismes comme l'Agence de l'innovation industrielle, l'Agence nationale de la recherche ou la Caisse des dépôts. Ils feront l'objet, lors du Ciadt d'octobre, d'un contrat spécifique avec l'Etat fixant des objectifs, un calendrier et les zonages précis qui bénéficieront des mesures financières.

Les projets non retenus pourront quant à eux bénéficier de crédits d'animation, sur proposition des préfets de région, afin que les acteurs définissent mieux leur stratégie.




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