Sensibiliser à la santé au travail dès les études supérieures

Le 11 juillet 2008 par Claire Avignon
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Qu’un ingénieur ou un manager sache alerter sa hiérarchie lorsqu’il se trouve face à une situation de stress ou de risque physique ou chimique. C’est le résultat auquel veut aboutir William Dab avec les propositions qu’il a remises lundi 7 juillet aux ministres chargés du travail et de l’enseignement supérieur.

Certifier 100.000 diplômés d’écoles d’ingénieurs et de managers par an en santé et sécurité au travail (SST) en leur faisant passer un examen national type Toefl ou Toeic: c’est l’objectif que l’Etat devrait se fixer selon un rapport de William Dab, ancien directeur général de la santé, remis lundi 7 juillet aux ministres chargés du travail et de l’enseignement supérieur. Les étudiants acquerraient les connaissances nécessaires au travers de leurs stages et d’une vingtaine d’heures de cours qui leur seraient offerts.

Concernant la formation continue (qui pourrait toucher 4 à 5 millions de managers), elle devrait être «entièrement éligible aux mécanismes de financement de la formation professionnelle».

Ces formations seraient dispensées en se fondant sur un «noyau minimal de compétences pouvant servir de socle pédagogique». Celui-ci serait d’abord identifié, puis régulièrement actualisé pour prendre en compte de nouveaux risques comme le travail à distance. Ce noyau serait conçu comme une «référence commune», et pourrait s’appuyer sur les travaux du Conseil national pour l’enseignement en santé et sécurité au travail (CNES&ST).

Dans le cas des risques psycho-sociaux (stress, troubles musculosquelettiques, etc.), les formations doivent permettre à «tout manager» de comprendre «l’importance de l’estime de soi et de la gestion des émotions.» Il doit également «savoir le rôle du contrôle individuel et du support social (modèle de Karasek) et celui de la reconnaissance (modèle de Siegrist)».

A terme, le rapport préconise «d’intégrer progressivement le référentiel dans quasiment tous les titres et diplômes», afin de ne pas «laisser sur le côté les plus petites entreprises, qui sont les plus nombreuses».

William Dab précise dans son rapport que «si le secteur de la formation nourrit de fortes attentes sociales, il est important de souligner qu’il offre certes des potentialités encore largement inexploitées, mais qu’il ne faut pas non plus en attendre des miracles. […] La formation ne peut ni servir d’alibi, ni être surinvestie.»


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