Sendai: comment réduire les risques de catastrophe?

Le 16 mars 2015 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Le Président du Vanuatu et le secrétaire général de l'ONU à Sendai
Le Président du Vanuatu et le secrétaire général de l'ONU à Sendai

La troisième conférence des Nations unies sur la réduction des risques liés aux catastrophes s’est ouverte le 14 mars à Sendai, dans le nord-est du Japon. Une ville frappée de plein fouet par le tsunami et le séisme de mars 2011.

 

Le Premier ministre japonais, qui préside cette conférence mondiale, a annoncé qu’il dotait de 4 milliards de dollars (3,8 Md€) le programme de réduction des catastrophes pour 4 ans.

Les 4.000 participants doivent dresser un bilan des actions de prévention mises en œuvre depuis leur dernière rencontre, organisée en 2005, au lendemain du passage meurtrier d’un tsunami dans l’océan Indien. Depuis la conférence de Kobe, 700.000 personnes ont péri dans une catastrophe.

Autre priorité pour les représentants de 186 pays: définir d’ici le 18 mars un nouveau plan d’action post-2015, après le plan de Hyogo pour la période 2005-2015.

 

Plus de 70 pays très exposés

«Plus de 70 pays sont identifiés comme particulièrement vulnérables. Ils sont exposés à des événements climatiques extrêmes comme les typhons, les pluies diluviennes, les tempêtes de sable ou de neige. Or 70% des catastrophes dites naturelles sont liées au dérèglement climatique. Soit deux fois plus qu’il y a 20 ans», a déclaré le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius. La France propose de créer un système d’alerte des événements climatiques extrêmes dans les pays les plus exposés.

 

30 ans de catastrophes climatiques
Selon le secrétariat onusien de la réduction des risques de catastrophe (UNISDR), la planète a connu entre 1980 et 2011: 3.455 inondations, 2.689 tempêtes, 470 sécheresses, et 395 événements de température extrême.
Selon un rapport du World Resources Institute, 21 millions de personnes sont touchées chaque année par les inondations. Un chiffre qui pourrait tripler d’ici 2030 en raison du dérèglement climatique et de l’urbanisation.

«2015 est une année charnière, avec les nouveaux objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et la conférence de Paris qui doit déboucher sur un accord ambitieux en faveur du climat», a rappelé le secrétaire général de l’ONU. Selon Ban Ki-Moon, l’attribution de 6 Md$ (5,7 Md€) par an à la réduction des risques permettrait de sauver de nombreuses vies et d’économiser 360 Md$ (340 Md€) de dommages d’ici 2030. «L’argent affecté à cette politique ne doit pas être considéré comme un coût mais comme un investissement important», a-t-il ajouté.

 

Le cri d’alarme du Vanuatu

Alors que l’archipel du Vanuatu a été dévasté par le cyclone Pam[1], dans la nuit du 13 au 14 mars, avec des rafales de vent dépassant 320 km/h, son président Baldwin Lonsdale a lancé un appel à l’aide internationale. Participant à la conférence onusienne, le président du Vanuatu a rappelé, le cœur lourd, que le changement climatique avait contribué au désastre. «Nous assistons à la montée du niveau de la mer et à la modification des schémas météorologiques», a-t-il déclaré. Selon un bilan provisoire, le cyclone Pam a déjà fait 24 morts et 3.300 déplacés. Mais plus largement, les catastrophes coûtent chaque année 6% du PIB de ce petit Etat du Pacifique.

 

 



[1] Pam est un cyclone de catégorie 5 selon l’échelle de Saffir-Simpson, qui compte 5 niveaux

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus