Sélune: l’effacement des barrages remis en cause par Ségolène Royal

Le 05 décembre 2014 par Stéphanie Senet
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Le barrage de Vezins sera-t-il détruit?
Le barrage de Vezins sera-t-il détruit?

Alors que la destruction des barrages hydroélectriques de Vezins et de la Roche-qui-Boit (Manche) a obtenu, début décembre, le feu vert des commissaires-enquêteurs, l’opération pourrait être remise en cause.

En déplacement au mont Saint-Michel, la ministre de l’écologie Ségolène Royal a en effet déclaré, le 4 décembre, qu’il était possible «d’étudier des solutions alternatives», sans les préciser. Elle a annoncé avoir demandé des expertises sur le potentiel de production énergétique de ces barrages, qui datent de 1916 et 1925, et qui fournissaient en 2012 seulement 0,04% de la production électrique hexagonale.

«Il faut que le rapport qualité-prix de l’opération soit raisonnable. On ne met pas 53 millions d’euros pour faire passer les poissons», a déclaré la ministre de l’écologie. Selon elle, la destruction des ouvrages s’élève à 38 M€, auxquels il faut ajouter 15 M€ de frais de renaturation du site.

Dans son avis du 23 avril 2014, l’Autorité environnementale estimait l’opération à seulement 34,1 M€, gestion des sédiments pollués par l’arsenic et les métaux lourds comprise.

Contesté par plusieurs élus locaux UMP, l’arasement des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit a pour but d’améliorer la qualité de l’eau de la Sélune, qui prend sa source à l’ouest du parc naturel régional Normandie-Maine et se jette dans la baie du mont Saint-Michel, et de permettre le passage des poissons migrateurs -dont le saumon.

Décidée en novembre 2009, la destruction des barrages avait été confirmée le 21 février 2012 par Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l’écologie.

 

 



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