Seine-Normandie: 38% des cours d’eau en bon état écologique

Le 06 décembre 2013 par Stéphanie Senet
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Toujours pas d'amélioration en vue
Toujours pas d'amélioration en vue

38% des cours d’eau affichent un bon état écologique, selon le bilan 2013 dressé le 5 décembre par l’Agence de l’eau Seine-Normandie. Impossible d’y voir une tendance tangible. Si 29% des cours d’eaux ont vu leur qualité s’améliorer, 11% se sont dégradés. Majoritairement, la qualité des eaux affiche donc un statu quo.

«D’un côté, des efforts considérables sont faits pour dépolluer les eaux, mais de l’autre l’urbanisation continue, les réseaux vieillissent, et les pratiques de production s’intensifient», explique l’Agence de l’eau. Ce résultat est proche du niveau national, qui se résume en 2012 à 40% de rivières en bon état écologique.

Ce bilan montre aussi que l’eutrophisation a baissé depuis 2004. Sur 1.119 stations, 26 d’entre elles affichent une prolifération végétale trop importante et 23 des problèmes d’oxygénation.

 

Trois quarts des nappes d’eau souterraine en état médiocre

Au niveau chimique, l’état s’avère plus mauvais. 74% des nappes d’eau souterraine sont jugées dans un état médiocre. Les deux causes principales des pollutions sont pourtant connues et sont liées aux activités agricoles. Les pesticides affectent les deux tiers de ces eaux, et les nitrates un tiers.

Les rejets d’azote issu des eaux usées –dit réduit- ont diminué de deux tiers par rapport à 2004, passant de 53.000 à 17.000 tonnes par an.

La quantité de métaux et de polluants organiques persistants reste inquiétante même si elle a tendance à baisser depuis une décennie. Elle est forte dans les sables et les vases d’Ile-de-France et au niveau de l’axe Seine-Oise. Les sables et les vases de l’estuaire et de la baie de Seine sont particulièrement chargés en cuivre, cadmium, zinc et argent.

Les matières en suspension, qui réduisent la transparence de l’eau et l’utilisation de la lumière par les écosystèmes, apparaissent par ailleurs élevées pour 15% des points de mesure.

Les rejets de phosphore issus des collectivités ont été réduits de 60% depuis 2004, en raison de son interdiction dans les lessives, mais le phosphore issu des pratiques agricoles continue de ruisseler et de polluer les eaux, note l’Agence de l’eau.

Au rythme actuel, 45% des rivières atteindront un bon état écologique en 2021, alors que la France s’est donné pour objectif d’en assainir 66% dès 2015. Sans surprise, seul un programme de lutte efficace contre l’utilisation des produits phytosanitaires, des nitrates et des composés organiques volatiles permettrait réellement d’abaisser les taux.

 



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