Ségolène Royal veut 1.000 km de routes solaires

Le 22 janvier 2016 par Yves Leers
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Colas pourrait profiter du plan Royal.
Colas pourrait profiter du plan Royal.
Colas

1.000 kilomètres de «routes solaires» d’ici 2020! Ce n’est pas une lubie mais bien l’annonce d’un appel d’offres lancé par la ministre de l’écologie et de l’énergie. Ségolène Royal a surpris son monde en annonçant le 20 janvier, devant le Groupement des autorités responsables de transport (Gart), que 1.000 km de routes seraient équipées de panneaux solaires photovoltaïques (PV) dans les 5 ans.

S’appuyant sur les engagements de la France à la COP 21, la ministre a précisé qu’un appel d’offres avait été lancé et que des tests expérimentaux de voies équipées de cellules PV pourraient être réalisés au printemps. Une trentaine de millions d’euros financeront l’expérience. La société française Colas se trouve bien placée pour remporter cet appel d’offres compte tenu de son expérience en la matière.

Sur la piste d'Amsterdam

Les Pays-Bas avaient tiré les premiers en lançant une piste cyclable solaire de 70 mètres à Amsterdam. D’autres sont en projet, compte tenu des performances du test. Les Français ont suivi en 2015 lorsque la société de BTP Colas (groupe Bouygues) a annoncé en octobre dernier avoir mis au point «Wattaway, un revêtement routier incorporant des cellules photovoltaïques en silicium polycristallin, enrobées dans un matériau multicouche fait de résines et de polymères». Les dalles de 7 mm d’épaisseur sont directement collées sur la chaussée et peuvent supporter tout type de véhicule et s’adapter à tout type de route, selon Colas qui a réalisé ses recherches depuis 5 ans en partenariat avec les experts de l’Institut national de l’énergie solaire (Ines).

Partenariat avec l'INES

Un tronçon de 4 m (soit 20 m2 de surface équipée de cellules) doit permettre d'alimenter un foyer en électricité (hors chauffage), selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Et un kilomètre de route peut éclairer une ville de 5.000 habitants. Dans les régions isolées (montagne et îles) non raccordées au réseau national, Wattaway «permettra de créer des infrastructures de production d'énergie locales et pérennes, en circuit court» tandis qu’en ville, elle apportera l’électricité «au plus près des lieux où la consommation est la plus élevée», explique Colas.

Reste un détail, celui du coût. «Cette question des coûts dépend d’une part de l’industrialisation, d’autre part de la valorisation visée: route à message variable (smart road), services additionnels, ou simple vente d’électricité», explique-t-on à l’Ines. Car en dehors de la production d’électricité, la route solaire pourra être connectée et relayer toutes sortes d’informations en temps réel auprès des automobilistes (sécurité, météo, circulation…).

Cette technologie nouvelle sur route risque d’entrer en concurrence avec les toitures des centres commerciaux ou industriels où le solaire est déjà bien présent. Mais de tels équipements peuvent être bien utiles pour permettre à la France de rattraper son retard en matière d’énergies renouvelables pour remplir ses engagements européens de 2020 et de 2030.

 



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