Ségolène Royal se coiffe du bonnet rouge

Le 03 avril 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Révision et l'écotaxe poids lourds et mutation énergétique sont au menu de la ministre de l'écologie.
Révision et l'écotaxe poids lourds et mutation énergétique sont au menu de la ministre de l'écologie.
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La ministre de l'écologie, Ségolène Royal, a annoncé ce 3 avril à Poitiers qu'elle souhaitait «remettre à plat les choses» concernant l'écotaxe poids lourds (EPL.

«Je ne suis pas seule à décider, mais je vais remettre à plat les choses pour voir quelles sont les autres possibilités que nous avons pour dégager des financements pour, en effet, faire les travaux ferroviaires et routiers», a-t-elle déclaré à des journalistes qui l'interrogeaient sur l'écotaxe, rappelant qu'elle n'était pas pour une «écologie punitive».

Les Français ont déjà payé beaucoup d'impôts supplémentaires

Créée par la loi Grenelle 41, l’EPL vise non seulement à rationnaliser l’organisation du transport terrestre de marchandises, mais aussi à abonder le budget de l’agence de financement des infrastructures de transport de France.

«Les Français ont déjà payé beaucoup d'impôts supplémentaires, l'écotaxe est un impôt. J'en comprends bien le sens: il s'agit de taxer ceux qui polluent, mais j'ai toujours dit que pour respecter la citoyenneté, l'écologie ne doit pas être punitive et on ne doit pas taxer des gens s'ils n'ont pas le choix de prendre le transport propre», a expliqué la ministre de l'écologie.

La mutation énergétique

La présidente du conseil régional de Poitou-Charentes s'est aussi dite favorable à un ré-examen de la politique concernant le gaz de schiste, sur lequel il faut «prendre le temps de l'écoute et l'expertise du sujet». Elle a rappelé, au sujet du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, que le gouvernement attendait le «déroulement de l'ensemble des procédures».

Elle a précisé que les «économies d'énergie» et la «mutation énergétique» seraient ses priorités.

En 2009, Ségolène Royal avait ferraillé contre le projet de taxe carbone du gouvernement de François Fillon, dénonçant un «impôt absurde, un impôt injuste, un impôt historiquement décalé dans le temps», trop pénalisant pour les ménages modestes.

L'ancienne candidate à la présidentielle a aussi contesté l'été dernier la contribution Climat Energie proposée par le gouvernement pour lier en partie les taxes sur les énergies polluantes à leurs rejets en CO2, fustigeant un «impôt supplémentaire».

Toutefois, en tant que ministre de l'énergie, elle va devoir gérer la montée en puissance d'une contribution adoptée l'automne 2013.

Elle avait aussi clairement pris position contre une hausse de la fiscalité sur le diesel.



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