Ségolène Royal s’emporte contre les négociations climatiques

Le 01 juin 2015 par Stéphanie Senet
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Ségolène Royal et Laurent Fabius : deux styles diamétralement opposés
Ségolène Royal et Laurent Fabius : deux styles diamétralement opposés

Alors qu’un nouveau round de négociations sur le climat s’ouvre aujourd’hui à Bonn (Allemagne), la France a fait savoir, par deux voix totalement différentes, qu’un accord à Paris était crucial en décembre prochain.
 

 

La ministre de l’écologie, dans une interview accordée au quotidien du soir, a tapé du poing sur la table en dénonçant des négociations onusiennes «inadaptées à l’urgence climatique».

Les propos de Ségolène Royal ont dû provoquer quelques remous dans les couloirs des négociations à Bonn. La ministre de l’écologie dénonce en effet «le folklore des négociateurs» mondiaux, «qui sont là depuis 15, voire 20 ans». «Vous retrouvez des centaines de personnes devant leur ordinateur, en train de discuter un point du texte entre crochets ou de jouer aux mots croisés», poursuit-elle, appelant les négociations à suivre «les instructions politiques des chefs d’Etat et de gouvernement».

Pour «changer de méthode», la ministre française suggère de partir «d’un document rassemblant les engagements des pays les plus en avance, comme ceux de l’Union européenne, et de demander aux Etats qui ne sont pas d’accord de s’exprimer».

 

Un pré-accord en octobre

De son côté, dans un registre plus diplomatique, le ministre des affaires étrangères, qui présidera le sommet onusien de décembre, a exhorté les négociateurs réunis à Bonn «à trouver un pré-accord mondial dès le mois d’octobre». Pour rappel, l’actuelle intersession sera suivie de deux autres rounds, du 31 août au 4 septembre et du 19 au 23 octobre à Bonn. C’est au cours de ce dernier rendez-vous qu’un pré-accord devra être finalisé, selon Laurent Fabius, afin de garantir la conclusion d’un accord en décembre, limitant le réchauffement à 2 degrés Celsius par rapport à l’ère pré-industrielle.

Tel qu’il est sorti de la négociation de Genève en février dernier, l’actuel texte comporte 80 pages et de nombreuses options redondantes ou contradictoires.

 

Appel à une tarification carbone

Un signe positif toutefois, venu des entreprises: 6 compagnies pétrolières et gazières mondiales (BG Group, BP, ENI, Dutch Shell, Statoil et Total) ont lancé, ce 1er juin, un appel à tous les Etats pour définir une tarification carbone afin de favoriser la transition énergétique.



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