Ségolène Royal ne dirigera pas le Pnud

Le 13 avril 2017 par Marine Jobert
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Ségolène Royal ne présidera pas le Pnud.
Ségolène Royal ne présidera pas le Pnud.
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La ministre de l’environnement espérait prendre la direction d’un des programmes phares de l’ONU. C’est Achim Steiner, fort d’une solide expérience internationale et actuellement à la tête d’une des agences de l’ONU, qui devrait être désigné.

Les chances de Ségolène Royal de s’installer à New York après le 7 mai prochain semblent envolées. Dans un entretien diffusé par France 5, l’actuelle ministre de l’environnement a reconnu que sa candidature au poste de directrice du programme des Nations unies pour le développement (Pnud) n’a pas été retenue face à celle de l’Allemand Achim Steiner. «Il y a un jury qui s’oriente vers ça, a-t-elle expliqué. Je le regrette bien sûr, ça ne correspond pas à ce qui avait été dit mais ça c’est la vie.»

Achim Steiner, 55 ans, est l’actuel directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), depuis 2006. De nationalité allemande et brésilienne, il a été notamment directeur de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) de 2001 à 2006 et a travaillé en Asie du Sud-Est comme conseiller technique en chef du programme de gestion durable du fleuve Mékong et des ressources naturelles des communautés.

 

Promesse non tenue?

La procédure –qui consiste en des auditions devant un panel d’experts internationaux, dont les conclusions permettent au secrétaire général de l’ONU de trancher, avant un vote de l’assemblée générale- n’est pas terminée, a ajouté l’ex-candidate à la présidentielle de 2007, qui estime «un peu étonnant» qu’un homme puisse être l’élu. Antonio Guterres, l’actuel secrétaire général, lui aurait assuré que le poste était «promis à une femme. (…) C’est pour cela que j’avais posé ma candidature.» C’est une autre femme, la néo-zélandaise Helen Clark, qui dirigeait depuis 2009 cette institution onusienne.

Mépris rampant de l’administration

Trois raisons à ce camouflet, suspecté il y a un mois déjà par le quotidien Le Monde. D’abord, la contribution somme toute modique de la France (7 millions de dollars), comparée à celle d’autres pays, comme la Norvège (165 millions), des Etats-Unis (266 millions), du Royaume-Uni (259 millions), de l’Argentine (246 millions) ou du Japon (355 millions). «Il semble qu’un homme a été poussé par son pays étant donné que l’Allemagne est un des plus gros contributeurs du Pnud», a fait valoir Ségolène Royal. Ensuite, la France n’a pas été oubliée dans la répartition des postes à responsabilité au sein de l’ONU, notamment avec le poste stratégique de secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix. Enfin, la personnalité même de Ségolène Royal n’enchanterait pas au sein du Pnud. «Elle n’a pas bonne réputation à New York, témoignait alors une source diplomatique. On lui reconnaît certes une grande énergie et un indéniable charisme, mais ses prises de décision autocratiques et son mépris rampant de l’administration passent très mal.» «De toute façon, je trouverai l’opportunité de mettre au service du combat climatique et des enjeux internationaux ma force de conviction, a déclaré la ministre de l’environnement sur le départ. J’ai d’autres pistes, d’autres perspectives.»

 

 



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