Ségolène Royal lance la LGV Poitiers-Limoges

Le 12 janvier 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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TGV : un système coûteux et dépassé.
TGV : un système coûteux et dépassé.
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Depuis l’abandon de l’écotaxe, on sait que Ségolène Royal n’est pas la meilleure protectrice du pouvoir d’achat des Français. Elle se rattrape en soutenant, à long terme, la croissance économique. Dimanche 12 janvier, le Journal officiel a publié un décret déclarant «d'utilité publique et urgents les travaux nécessaires à la réalisation de la ligne à grande vitesse Poitiers-Limoges».
Longue de 115 kilomètres, ce projet de LGV avait été pointé du doigt par la Cour des comptes dans un rapport en octobre. Les Sages jugeaient le réseau français à grande vitesse «peu cohérent» et trop coûteux par rapport aux ressources disponibles. Et doutaient notamment d'une «rentabilité socio-économique minimale» de cette LGV, entre autres.

Enthousiasme des élus

La décision gouvernementale suscite néanmoins l’enthousiasme des élus concernés. Dans un bel unanimisme, le président PS de la région Limousin Gérard Vandenbroucke, le maire UMP de Limoges Emile-Roger Lombertie, la présidente PS de Haute Vienne Marie-Françoise Pérol-Dumont, saluent le «courage des plus hautes autorités de l'Etat», malgré le contexte national des derniers jours, pour déclarer la LGV d'utilité publique avant la date-butoir de lundi, rapporte l’AFP.

Rendez-vous en 2030

Le président de la chambre de commerce et d'industrie de Haute-Vienne, Jean-Pierre Limousin, prévoit déjà «de l'emploi pour près de 5.000 personnes» sur un chantier de trois ans. Un chantier qui ne devrait toutefois pas débuter avant 2030, le délai pour les expropriations étant de 15 ans.

La bataille promet d’être longue. Dès la publication du décret du 10 janvier, la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut) a annoncé le dépôt prochain d’un recours auprès du Conseil d’Etat. La Fnaut estime notamment que le projet n'est «pas techniquement justifié» et qu'il est «dangereux pour l'aménagement du territoire» car il fragiliserait selon elle la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse classique(POLT): «Il faudrait en effet, pour le rentabiliser, ramener de 11 aujourd’hui à 4 le nombre des relations quotidiennes qui subsisteraient sur la ligne POLT, ce qui pénaliserait le Centre et la Creuse de manière inadmissible et induirait un report de trafic sur la route», explique l’association.



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