Sécheresse: les mesures de Lyonnaise des Eaux

Le 20 juin 2005 par Christine Sévillano
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La Lyonnaise met en œuvre, surtout depuis deux ans, plusieurs types de mesures pour faire face à la sécheresse par ses propres moyens, que ce soit par la recherche de nouvelles ressources ou par la détection des fuites.

En ces temps de sécheresse, les collectivités locales et les entreprises ne sont pas les seules à être mises à contribution pour préserver les ressources en eaux. Les opérateurs des réseaux d'eau potable sont également sur le qui-vive, même si leur responsabilité en cas de rupture d'approvisionnement est moins lourde du fait que les équipements sont la propriété des collectivités. Ce sont elles qui conservent le pouvoir décisionnaire. A la Lyonnaise des Eaux, qui renforce actuellement son plan de surveillance de la ressource, on affirme jouer un rôle de conseil auprès des élus afin d'obtenir une gestion optimisée.

La filiale du groupe Suez dispose depuis le printemps 2003 d'un dispositif d'alerte nationale avec une cellule de veille dans ses 32 centres régionaux afin de détecter les problèmes. Ainsi l'opérateur dit pouvoir agir plus rapidement en cas de problème, et installer un forage, une unité de traitement d'eau mobile avec des membranes ou, au pis, envoyer des citernes d'eau. Autre solution: les interconnexions. Le maillage du réseau permet en effet de transporter de l'eau d'une commune à une autre avec un contrat ponctuel de vente. Selon la Lyonnaise, la situation semble actuellement tendue, surtout en Provence-Alpes-Cote d'Azur.

Une meilleure gestion de l'eau passe par la recherche systématique des fuites. En les traquant, la Lyonnaise a pu économiser 18 millions de mètres cubes d'eau en 2004. L'entreprise rappelle d'ailleurs que les rendements des réseaux d'adduction en eau potable s'élèvent à environ 75% dans l'Hexagone, soit une perte de 25%. La sécheresse entraîne des mouvements de terrains qui, selon la nature du sol, peuvent provoquer des ruptures de canalisation, ce qui représente la consommation annuelle d'une ville de 250.000 habitants. Pour contrer ce risque, la Lyonnaise tente de faire davantage attention au terrassement afin de minimiser les contraintes du sol. Autre axe en aval: vérifier les anomalies de la consommation pour mieux détecter les fuites.

A la Lyonnaise des eaux, on veut se concentrer sur la reconquête des ressources en eau. Ainsi à Dijon, l'entreprise réexploite une nappe dans le sud de la ville qui avait été abandonnée par le Syndicat mixte du Dijonnais en raison des pollutions industrielles et agricoles, malgré sa vaste étendue de 15 à 20 millions de mètres cubes. Avec la collectivité locale et d'autres organismes locaux, elle a entamé des actions en direction des industriels et agriculteurs pour une réduction des rejets dans les réseaux d'assainissement. Parallèlement, la Lyonnaise a installé un système de régénération de la nappe pour dépolluer l'eau (1). Enfin, face au risque incendie, l'entreprise a réalisé en 2004, des schémas directeurs pour renforcer les canalisations et leur maillage dans les Alpes-Maritimes et le Var.



(1) Le programme financé par le syndicat mixte, l'Agence de l'eau, le conseil général et Suez a coûté 2,3 millions d'euros.




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