Sécheresse: l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée passe à l’action

Le 24 juin 2011 par Geneviève De Lacour
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Avec le dernier épisode de sécheresse qu’a connu la France, 10 des 25 départements que compte le bassin hydraulique Rhône-Méditerranée et Corse ont pris des mesures de restriction d’usage de l’eau. Depuis, l’Agence de l’eau du bassin Rhône-Méditerranée a identifié 72 territoires sur 200 présentant de manière chronique un déséquilibre entre l’eau disponible et les prélèvements.

Elle envisage maintenant de passer à l’action, en favorisant les économies d’eau et un meilleur partage entre les différents utilisateurs.

L’Agence de l’eau a ainsi annoncé, dans un communiqué daté du 23 juin, réaliser des études de «volumes prélevables» sur les 72 bassins en pénurie. Les premiers résultats sont prévus pour fin 2011. Il s’agit en fait de «réaliser un diagnostic des prélèvements, d’estimer un débit minimum pour permettre la vie biologique dans les rivières (poissons, algues, végétaux…)». Le diagnostic sera adapté en fonction de chaque régime de rivière (méditerranéen, glaciaire, karstique) grâce au soutien du Cemagref et de l’Office national des milieux aquatiques (Onema).
Ces études permettront de fournir des scénarios de réduction des prélèvements aux industriels, aux agriculteurs, aux communes qui produisent de l’eau potable et aux pêcheurs. Enfin, elles faciliteront pour les préfets l’adoption de mesures de réduction des prélèvements et cela «de façon équitable entre les usagers».
 
L’Agence de l’eau envisage également, dans certaines situations, de mobiliser des ressources supplémentaires par la construction de retenues collinaires ou des transferts d’eau d’un bassin versant à l’autre et cite les exemples du transfert d’eau du Verdon ou du lac Léman pour alimenter la région de Gex.
 
Ces projets facilitreont la mise en oeuvre d'une disposition de la loi sur l'eau de 2006 qui prévoit que le débit minimum dans les rivières en étiage soit relevé d'un facteur 4 à partir de 2014. «Assurer un débit minimum dans une rivière, c’est permettre la circulation et la reproduction des poissons, préserver sa capacité à s’auto-épurer et ainsi limiter les coûts de traitement pour son utilisation (production d’eau potable, activités industrielles et agricoles, pêche, tourisme…)» assure l'agence.
 
L’agence déclare soutenir différentes solutions en matière de fuites dans les réseaux, de modernisation des systèmes d’irrigation et de réduction de la consommation des industries. Elle annonce aussi dans son communiqué apporter 50% du financement pour de telles initiatives sur les territoires déficitaires en eau.
 
Et en ce qui concerne les fuites sur le réseau, l’agence mentionne l’objectif, pour un réseau bien entretenu, d’atteindre un taux de fuite de 10% en ville et de 20% en campagne.


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