Sébastien Lecornu achève sa réforme de la chasse

Le 30 mai 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La baisse du prix du permis de chasse est acté, confirme le Secrétaire d'Etat.
La baisse du prix du permis de chasse est acté, confirme le Secrétaire d'Etat.
VLDT

 

Réforme de la police de l’environnement, simplifications administratives figurent parmi les mesures préconisées par le secrétaire d’Etat. Le président de la République fera son choix d’ici la fin du mois de juin.

 

On savait le secrétaire d’Etat de Nicolas Hulot spécialiste des missions de déminage. Après avoir croisé le fer avec les partisans de la centrale nucléaire de Fessenheim, initié le débat public sur les déchets nucléaires, trouvé des solutions pour accélérer le déploiement de l’éolien, et bientôt du solaire, Sébastien Lecornu revêt les habits de défricheur.

Electorat rural

Une fois n’est pas coutume, le président de la République a confié directement à l’ancien maire de Vernon (Eure) une mission visant à réformer les règles encadrant la chasse. Le but présidentiel est purement politique: rapprocher les électeurs ruraux d’un chef de l’Etat réputé plus urbain que campagnard. Ce qui ne signifie pas que l’encadrement de la chasse ne mérite pas un solide ripolinage, suivant en cela une vieille demande des fédérations de chasse.

Fusion des polices de la nature?

Comme le révèle Le Figaro du jour, Sébastien Lecornu a terminé ses consultations et met la dernière main à la rédaction de son rapport. Parmi les mesures préconisées: la réforme de la police de l’environnement. Il s’agit, explique le secrétaire d’Etat, «de rendre exécutoires toutes les décisions sur les prélèvements de la chasse, mais aussi de contrôler l’artificialisation des terres, les dépôts d’ordure ou la qualité de l’eau». Seront a priori concernés: les garde-pêche, les garde-chasse, les gardes champêtres, voire les gendarmes. Une fusion de certains corps ne semble pas exclue. L’Hôtel de Roquelaure n’a pas donné suite à nos demandes de précision.

Permis plus simple et moins cher

Autre idée: faciliter l’accès à la chasse. Concrètement, il s’agit de simplifier les règles encadrant l’attribution du permis de chasse. «Il existe des validations départementales, qui concernent l’essentiel des permis, et des validations nationales, bidépartementales, temporaires», souligne Sébastien Lecornu. On peut donc imaginer qu’un seul permis sera délivré, le tout à coût moindre qu’aujourd’hui: 200 euros contre 400 € pour un permis national.

Chasseurs et scientifiques

La quantification des prélèvements est aussi à l’ordre du jour. L’Etat souhaite établir des quotas annuels pour chaque espèce. Ces listes seraient établies par des scientifiques dépendant du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). En contrepartie, les chasseurs devront transmettre aux pouvoirs publics les quantités d’animaux abattus. Cette mesure a un double objectif.

Rendez-vous fin juin

Officiellement, remettre la science au cœur du dispositif d’évaluation. Officieusement, faciliter le déclassement d’une espèce protégée dont les stocks se sont reconstitués. En jargon, on appelle cela la «gestion adaptative» des espèces. La première à en faire les frais sera probablement l’oie cendrée.

Compilation

Toutes ces propositions -et d’autres sans doute- seront compilées dans un rapport que le secrétaire d’Etat remettra ces prochains jours à la présidence de la République. Emmanuel Macron fera ensuite le tri et annoncera les grandes lignes de la réforme de la chasse, fin juin, à l’occasion d’une rencontre avec Willy Schraen, président de la Fédération nationale de la chasse. Et soutien de la première heure du candidat Macron.

 



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