Sdrif Ile-de-France: les pistes de réflexion

Le 21 octobre 2005 par Christine Sévillano
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

La révision du schéma directeur régional d'Ile-de-France, ouverte officiellement depuis le mois de septembre, laisse une place plus importante à l'environnement que le précédent.

Le 4e atelier sur la révision du Schéma directeur régional d'Ile-de-France se déroule ce 21 octobre sur le thème de la protection et de la restauration de l'environnement. Réunissant des acteurs administratifs, des élus locaux, des associations, des industriels, il vise à déterminer les grandes orientations de la région pour les 20 ans à venir. La lutte contre l'étalement urbain demeure une priorité dans la planification, mais de nouvelles thématiques environnementales sont de plus en plus prégnantes par rapport au Sdrif de 1994 pour lequel un bilan a été effectué.

Premier constat sur lequel le Sdrif doit s'appuyer: la consommation d'espace naturel a diminué alors qu'elle ne cessait d'augmenter ces dernières années, et ce alors qu'elle reste élevée dans le reste de la France. Ainsi, de 1994 à 1999, la consommation se chiffrait à 1.941 hectares (ha) par an; elle n'était plus que de 727 ha/an de 1999 à 2003. Un phénomène qui s'explique par une moindre construction d'habitats individuels mais aussi par la diminution de créations de parcs et jardins et d'espaces récréatifs. «Bien que les résultats soient positifs, la planification ne va pas abandonner ce domaine pour autant car il en représente le coeur. Nous allons nous concentrer sur la localisation des espaces consommés puisqu'elle peut être source de déstabilisation de zones importantes», explique Danielle Sauterel, chargée de mission à la direction de l'aménagement et des transports du conseil régional Ile-de-France. Cette consommation peut en effet déstructurer de vastes espaces ruraux. Le bilan constatait que le Sdrif ancienne version n'offrait pas de dispositif efficace de maîtrise de l'urbanisme dans la couronne périurbaine, ni même d'outils pour assurer la valorisation des espaces agricoles et le maillage des espaces naturels.

Le nouveau Sdrif s'attache aussi à développer des stratégies sur des secteurs environnementaux sur lesquels la planification était moins présente en 1994. La gestion durable des ressources comme l'eau, l'air, les matériaux, la biodiversité, l'énergie, la prévention des risques naturels et technologiques, la réduction de la pollution et des nuisances et le domaine de la santé-environnement sont autant de domaines sur lesquels le Sdrif va développer des orientations et des outils. « L'attente de la population est bien plus forte aujourd'hui sur l'environnement. Le Sdrif devra prendre en compte davantage les nouveaux principes d'intégration environnementale en amont. Nous allons faire un croisement des thématiques environnementales», poursuit Danielle Sauterel, à savoir les diverses réglementations européennes sur l'eau, les éléments naturels mais aussi les divers plans régionaux établis sur la pollution atmosphérique, les déchets ménagers ou la santé-environnement. «L'intérêt du schéma directeur est de croiser les informations pour éviter, par exemple, des constructions dans des zones inondables», affirme la chargée de mission.

L'atelier d'aujourd'hui sur l'environnement est le dernier des ateliers thématiques sur les stratégies et les orientations qui ont eu lieu au mois d'octobre. Ils vont laisser la place à des ateliers territoriaux pour envisager des problématiques plus locales, avant les ateliers où les discussions viseront à déterminer les plans d'action, les outils et les méthodes. Le colloque de clôture devrait se tenir en octobre 2006.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus