Scoop: le véhicule connecté prend la route

Le 10 avril 2018 par Marine Jobert
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Un projet européen, multi-partenaires.
Un projet européen, multi-partenaires.
voiture connectée

C’est un projet d’ampleur que PSA, Renault, l’Etat, des gestionnaires d’infrastructures et plusieurs organismes de recherche sont en train de tester grandeur nature, préfigurant les fonctionnalités du véhicule connecté.

Une plaque de verglas sur la route. Un camion de chantier qui provoque un ralentissement. Des pompiers en intervention sur un accident. Demain, peut-être, les véhicules ‘se parleront’ grâce à Scoop. Alors qu’il aborde sa phase de roulage, ce projet européen porté depuis 2014 par une kyrielle de constructeurs, d’organismes de recherche, de prestataires et d’administrations consiste à partager -entre véhicules connectés et avec le gestionnaire du réseau- des événements (route glissante, choc, freinage brusque…) grâce à des unités embarquées et des capteurs situés sur le bord des routes. Est-ce un autre gadget (utile) pour réduire les accidents et fluidifier le trafic? Oui, mais pas que. Ce projet, par son envergure européenne, la qualité et la variété des participants et dans le contexte actuel, fait figure de test grandeur nature pour le véhicule et les infrastructures connectés de demain.

Voir cette vidéo.

Financé à 50% par la Commission européenne, adossé à des tests croisés avec l’Autriche, l’Espagne et le Portugal, Scoop a été porté à l’origine par le ministère des transports français. PSA et Renault sont montés en route, ainsi qu’un opérateur télécom, un fournisseur de services de sécurité, des collectivités locales ou encore des gestionnaires routiers.

 

 

L’objectif immédiat consiste à déployer 3.000 véhicules sur 2.000 kilomètres de routes, répartis en 5 sites (Ile-de-France, A4, Isère, rocade de Bordeaux et Bretagne) déjà équipés de capteurs. Après des Renault Mégane, c’est au tour des propriétaires de C4 ou de DS4 (achetées entre mai 2015 et 2017) de se voir proposer par PSA un boîtier (gratuit) pour suivre leurs déplacements et envoyer des informations. «Grâce à un Wi-Fi adapté au mouvement comme l’ITS G5, il y a une latence de quelques millisecondes entre l’alerte et la réception du message», précise Eric Ollinger, chef de projet Scoop au sein de la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM) du ministère des transports, cité par Le Parisien.

Covoiturage dynamique

Les promesses vont au-delà de la sécurité: croisement des informations relatives aux parcs-relais (emplacement, disponibilité de places de stationnement…) avec des informations relatives aux systèmes de transport (comme les emplacements des gares ferroviaires, des arrêts de bus ou des pôles multimodaux) pour créer de nouveaux services multimodaux pour une mobilité durable (comme le covoiturage dynamique). «Dans ce changement de paradigme, les STI coopératifs joueront donc un rôle majeur de facilitateur pour le transfert modal», assurent les promoteurs de Scoop. La Commission nationale de l’information et des libertés publiques (Cnil) et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information ont été consultées sur le système de communication, basé sur une infrastructure à clés publiques (PKI-Public Key Infrastructure) et qui sera testé au niveau européen, dans le cadre du projet Intercor en avril 2018.

 

 



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