Schmallenberg: une nouvelle vague prometteuse

Le 29 novembre 2012 par Romain Loury
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54% des élevages européens touchés par le virus de Schmallenberg sont en France
54% des élevages européens touchés par le virus de Schmallenberg sont en France

Le virus de Schmallenberg, qui entame sa deuxième tournée annuelle chez les ruminants européens, a touché 8 nouveaux pays depuis mai, selon le dernier bilan dressé par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa).

Apparu durant l’été 2011 en Allemagne, le virus de Schmallenberg, transmis par des moucherons du type Culicoides, est responsable de malformations chez les nouveau-nés, de fièvres passagères et de baisses de production laitière chez l’adulte. Les craintes sont plus économiques que sanitaires pour l’homme, espèce qui semble laisser le virus indifférent.

Le rapport que vient de publier l’Efsa à son sujet est le premier depuis mai dernier. Il confirme l’extension du virus. De 8 pays touchés (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni), le pays en aurait atteint 8 autres entre temps: l’Autriche, le Danemark, la Finlande, l’Irlande, la Norvège, la Pologne, la Suède et la Suisse [1].

Selon ce dernier bilan, la présence du virus de Schmallenberg a été identifiée dans 5.955 élevages européens entre le 1er août 2011 et le 30 octobre 2012. Avec 3.218 à elle seule, la France est le premier pays touché, aussi bien en nombre qu’en proportion d’élevages touchés, que ce soit pour les bovins, les ovins ou les caprins.

Tandis que la Bretagne est à son tour touchée, trois régions métropolitaines résistent encore et toujours à l’envahisseur: le Languedoc-Roussillon, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Corse. Peut-être plus pour longtemps: le virus «continue de s’étendre à de nouvelles zones d’Europe, et il est probable que de nouveaux cas seront observés au sud et à l’est [du continent] en 2013», avertit l’Efsa.

Face à cette deuxième vague de circulation virale, la Plate-forme nationale de surveillance épidémiologique en santé animale a repris la surveillance des cas en France, après l’avoir suspendue fin mai chez les petits ruminants, fin août chez les bovins. Comme auparavant, cette veille sera restreinte à l’identification des malformations congénitales du nouveau-né.

[1] Parmi les 16 pays désormais atteints par le virus de Schmallenberg, la Norvège est le seul à n’avoir encore observé aucun élevage affecté: le virus n’y a pour l’instant été décelé que lors d’une capture de moucherons Culicoides.



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