SBM: l'incendie reste mystérieux

Le 07 juillet 2005 par Christine Sévillano
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Les causes de l'incendie, qui a ravagé une partie des bâtiments de l'usine SMB classée Seveso, ne sont toujours pas connues. La Drire attend surtout une sécurisation du lieu avec le redémarrage de l'activité.

L'usine de produits phytosanitaires SBM Formulation, site Seveso seuil haut, située à Béziers (Hérault), n'a pas pour le moment repris ses activités sur la partie du site dévasté par un incendie qui a détruit la moitié des bâtiments le 27 juin. Un arrêté préfectoral avait en effet exigé la suspension de l'activité. Le site connaît toujours des points de combustion continue même si plus aucune flamme n'est perceptible. Mais les causes de l'incident, qui constituait le risque majeur de l'usine, ne sont toujours pas connues. «L'enquête va être longue étant donnée l'ampleur du sinistre. Pour le moment, nous gérons les conséquences. Nous attendons désormais de l'exploitant une remise en état des conditions de sécurité (branchements électriques, câbles, etc.) pour lui permettre de redémarrer ses activités», explique Fabrice Boissier, chef du service de l'environnement industriel de la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) de Languedoc-Roussillon.

La combustion continue des phytosanitaires, qui sont des produits soufrés, a tout de même pour effet d'augmenter les teneurs en dioxyde de soufre, comme en témoignent les appareils de mesure installés à 200 mètres de l'usine peu après l'incident. Le seuil d'information, fixé à 350 microgrammes par mètre cube (µ/m3), a été dépassé, mais les teneurs n'ont pas encore atteint le seuil d'alerte de 500 µ/m3. Par conséquent, seules les personnes sensibles (enfants, personnes âgées, personnes souffrant de problèmes respiratoires, etc.) peuvent être inquiétées. Mais les concentrations diminuent rapidement quand on s'éloigne du site.

L'incendie connu par SBM  a entraîné le déclenchement du Plan particulier d'intervention (PPI). Il a entièrement détruit 5.000 mètres carrés (m2) de bâtiments. Des enquêtes de la Drire et de la police judiciaire devraient permettre d'en savoir plus sur les causes du sinistre et de revoir les études de danger en fonction de ces résultats.




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